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Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held

Summary:
Sans même que l’on s’en aperçoive, la Suisse a franchi un tournant historique durant l’été 2023. Ceci via l’adoption par son Parlement d’un texte de loi qui, pour n’être pas encore entré en vigueur, n’en annonce pas moins l’avenir non seulement de ce petit pays, mais encore de nombreux autres déjà engagés sur la même voie. Cette loi résume annonce en effet le projet de société totalitaire que l’inénarrable Yuval Noah Harari qualifie de « techno-humanisme » et dont nous allons ici explorer quelques-uns des aspects les plus saillants. Mais commençons par présenter la loi elle-même afin d’en mieux saisir les enjeux. Présomption de culpabilité en matière de viol : la Suisse rattrape son retard ! Car la législation de « redéfinition du viol » dont il est ici question

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Sans même que l’on s’en aperçoive, la Suisse a franchi un tournant historique durant l’été 2023. Ceci via l’adoption par son Parlement d’un texte de loi qui, pour n’être pas encore entré en vigueur, n’en annonce pas moins l’avenir non seulement de ce petit pays, mais encore de nombreux autres déjà engagés sur la même voie.

Cette loi résume annonce en effet le projet de société totalitaire que l’inénarrable Yuval Noah Harari qualifie de « techno-humanisme » et dont nous allons ici explorer quelques-uns des aspects les plus saillants.

Mais commençons par présenter la loi elle-même afin d’en mieux saisir les enjeux.

Présomption de culpabilité en matière de viol : la Suisse rattrape son retard !

Car la législation de « redéfinition du viol » dont il est ici question promet de projeter la Suisse – ainsi que les autres pays qui l’ont déjà adoptée (Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, etc.) – dans un modèle de société encore inédit dans l’Histoire humaine.

Pour appréhender cette évolution sans précédent, il faut avant tout prendre en compte l’intégration à la législation suisse de la notion « d’état de sidération », censée expliquer le fait que telle plaignante n’a opposé aucune résistance, ni physique ni verbale, à tel homme qui l’aurait agressée.

Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held

Car, si l’on peut aisément admettre que les véritables victimes de violences sexuelles expérimentent fréquemment une forme de paralysie, le fait de considérer l’absence de toute réaction comme parfaitement normale indépendamment de toute menace concrète promet de formidables complications aux hommes qui auront à se défendre de telles accusations à l’avenir. Ce qu’ils ont d’ailleurs déjà de plus en plus souvent à faire suite à des rencontres de boîte de nuit… ou tout simplement au cours des procédures de divorce.

Pour s’en assurer, nous inviterons le lecteur à considérer ces précisions d’Amnesty International, qui aura inspiré au gouvernement suisse ce projet de loi fatidique :

« Il n’existe pas de tests sanguins ou cérébraux qui peuvent [sic] détecter un état de sidération après coup. En revanche, en thérapie et devant la police, la personne concernée devrait être interrogée à ce sujet. Par exemple, si une femme dit que pendant l’agression, elle avait le regard fixé au plafond, cela devrait déjà enclencher les signaux d’alarme. »[1]

Et voilà le travail ! Certaines phrases-type – pour ne pas dire stéréotypées – créeront instantanément une présomption de véracité de la part de la plaignante – et donc de culpabilité concernant l’accusé. De telle sorte que, si le « fardeau de la preuve » incombe encore théoriquement à la partie accusatrice, cette démonstration s’annonce grandement facilitée. Pour ne pas dire quasi-automatique.

Et Amnesty de nous préciser (sans rire) que les hommes « profitent de leur relation de confiance » avec leurs victimes pour les violer… en toute simplicité ! Sans brutalité ni « moyen de contrainte » aucun. Un argumentaire irréel qui n’en aura pas moins été repris tel quel par le gouvernement suisse lors du lancement de sa « révision de la définition du viol ». Ce qui n’est pas totalement anodin.

Ce d’autant moins que la liste des « violences sexistes » réputées indiquer l’existence d’un « comportement contrôlant » ou autre « emprise psychologique » de l’accusé sur la victime supposée commencent à former un catalogue assez épais. Tout au moins lorsque la plainte est déposée par une femme…

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Quoiqu’elle reflète une vision quelque peu paranoïaque des relations entre hommes et femmes, cette illustration n’en est pas moins reprise telle quelle p.ex. dans certaines documentations officielles du canton de Genève.[2] Et pour cause : la théorie du « continuum de la violence sexiste », d’après laquelle toute manifestation de « sexisme ordinaire » représenterait « une violence de même nature que le viol » (!) est pleinement intégrée au corpus idéologique de l’ONU, de la Commission européenne, du Conseil de l’Europe, etc.

Or, il paraît aujourd’hui largement admis qu’une telle « emprise » conduit tout naturellement à un « état de sidération » chez la « victime », comme nous en informait par exemple France Info il y a deux ans de cela déjà. De telle sorte que la répression des viols sans « violence » ni « contrainte » (!!) représente aujourd’hui le cheval de bataille d’organisations paraétatiques telles que Viol-Secours, une « association d’utilité publique » financée quasi-intégralement par l’État genevois.

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La surveillance de la sphère privée est au menu du grand chantier de « lutte contre les violences domestiques » lancé en avril 2021 par la Confédération et les cantons suisses. Au niveau européen, le Conseil de l’Europe prévoit d’ores et déjà de recourir au Big Data dans les procédures pénales. Tout en assimilant le « sexisme » – et même « le sexisme ordinaire » – à de la « criminalité ».[3] On commence à voir que les éléments risquent de ne pas manquer pour alimenter même les dossiers d’accusation les plus vides de toute substance…

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La surveillance y c. des « appels téléphoniques » (!) s’installe dans les mœurs en Suisse. Sans que les personnes concernées n’en soient d’ailleurs nécessairement informées. Au nom de quoi refuserait-on dès lors de transposer cette approche à la sphère privée, surtout s’il s’agit de protéger les femmes de leurs « conjoints violents » ?

Même une fois ces législations entrées en vigueur en Suisse, il faudra certainement un certain temps aux hommes pour admettre le fait que toute femme qu’ils fréquentent peut à tout moment les faire embastiller pour cause de « rapports sexuels non consentis » – comme c’est déjà le cas en Allemagne, par exemple. Lorsqu’ils s’en rendront compte toutefois, le choc risque d’être passablement rude et quelque peu dommageable en particulier à leur « vie de couple », indépendamment des qualités morales qu’ils pourront toujours reconnaître à leur conjointe.

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Et cela tombe bien, car nos amis d’Outre-Manche risquent fort de n’avoir bientôt plus tellement d’autre choix en la matière. A noter que l’article date de la semaine dernière.

Ce n’est donc sans doute pas un complet hasard si des sociétés technologiques ont commencé à proposer, il y a plus d’une décennie de cela déjà, des « robots sexuels » (essentiellement féminins) capables de mimer des relations conjugales ou autres interactions sociales ordinaires.

Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held

« Nous aurons bientôt d’heureuses relations sexuelles avec les robots », clamait le grand quotidien anglais The Independent en 2016 déjà. L’image représente le mignon robot-tueur d’Ex Machina (2014), qui semble avoir servi de modèle aux robots sexuels « équipés d’intelligence artificielle » de la firme californienne Real Doll.

Cette concomitance stupéfiante entre extension tous-azimuts du domaine d’application des normes pénales en matière de viol dans tant de pays occidentaux (pour commencer) et développement de succédanés robotiques aux relations conjugales normales semble en tout cas requérir toute notre attention. Même si ce phénomène ne sera sans doute que transitoire…

Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held

Et pour vous Mesdames ! Il serait sans doute temps de se demander pourquoi nous sommes constamment assaillis d’informations non sollicitées sur ces bidules….

Traiter les femmes comme des enfants, et les enfants comme des sex toys

Avant tout, un élément de contexte qui a son intérêt en la circonstance présente.

Tout comme en Allemagne, où des milliers de petits garçons ont été délibérément confiés des décennies durant à des pédophiles notoires, certaines formes de pédophilie semblent bénéficier d’une certaine mansuétude de la part des autorités compétentes en Helvétie. En témoigne le cas de cet homme qui racontait récemment à la radio d’État suisse l’histoire de son viol à l’âge de cinq ans par son grand-père ainsi que la condamnation de celui-ci à… « un mois de prison avec sursis » ! Et ce alors même qu’il s’agissait d’un récidiviste en la matière !

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« L’introduction d’une peine privative de liberté d’au moins un an pour des actes d’ordre sexuel avec des enfants de moins de douze ans (art. 187 P-CP) suscite quant à elle la controverse » (Communiqué du Parlement suisse, 11 août 2021)

Or, cette information quelque peu perturbante n’aura pas ému outre-mesure une classe politique suisse qui venait, pour sa part, d’entériner la possibilité d’entretenir des rapports sexuels avec des « enfants impubères » sans nécessairement encourir de peine de prison. Et ce, dans le cadre de la même « réforme pénale » qui promet de faire de l’hétérosexualité un mode de vie marginal – voire impossible – au nom de la sacro-sainte « protection des femmes » !

Comme le relevait en effet le député Carlo Sommaruga au cours de débats parlementaires laissé de mars 2023 :

« Lors de l’élaboration du projet de révision du code pénal, le concept flou « d’enfants impubères » a été remplacé par un critère objectif, soit l’âge de l’enfant, fixé à 12 ans. »

En vertu de quoi la commission « d’actes d’ordre sexuel » avec un enfant impubère de 12 ans n’est pas nécessairement punissable d’une peine de prison en Suisse. Fût-ce avec sursis.

« A 12 ans, la puberté a déjà commencé chez les filles comme chez les garçons, de sorte qu’ils ne peuvent plus être considérés comme des enfants impubères […] Le Parlement s’est par la suite rallié à cette position. » (Avis du Conseil fédéral du 08.09.2021)

La porte étant laissée ouverte à des formes de pédophilie qui pourraient, à l’avenir, devenir acceptables pour une population manifestement appelée à beaucoup évoluer sur le plan culturel :

« Si, au moment de l’acte ou du premier acte commis, l’auteur avait moins de 20 ans et en cas de circonstances particulières, l’autorité compétente peut renoncer à le poursuivre, à le renvoyer devant le tribunal ou à lui infliger une peine. » (Loi fédérale du 16/06/2023)

La sexualisation précoce des enfants préconisée par l’OMS (« la sexualité débute à la naissance »…) se chargeant de préparer les tout-petits à une transformation des mœurs dès lors assez prévisible.

Et la procréation dans tout cela ?

La disparition à plus ou moins court terme de l’hétérosexualité étant acquise, se pose dès lors évidemment la question de la manière dont seront produits, à l’avenir, les travailleurs nécessaires au fonctionnement de la machine économique.

Ce besoin, évidemment, sera nettement plus restreint d’ici quelques années. A en croire le fameux cabinet de conseil McKinsey, qui connaît fort bien l’économie suisse (dont elle conseille toutes les entreprises boursières ainsi que le gouvernement), le « potentiel d’automatisation » lié aux progrès de l’IA pourrait bien atteindre 82% du total des emplois actuellement occupés dans le pays à l’horizon 2030.[5] Une tendance qui a évidemment vocation à se poursuivre.

Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held

De telle sorte que même industrialisé, ce nouveau d’activité ne pourrait bien, au final, ne consommer que des ressources somme toute assez modestes.

Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held

Quoiqu’il en soit, la procréation naturelle a aujourd’hui vocation à être abolie – comme cela était déjà annoncé par Huxley dans les années 1930, ou par Bienvenue à GATTACA plus récemment – et remplacée par une PMA dont on nous explique d’ailleurs aujourd’hui qu’elle peut très bien fonctionner avec deux ovaires ou deux spermatozoïdes, au choix.

Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held
EctoLife, ou la procréation technologiquement assistéehttps://www.genethique.org/ectolife-ou-la-procreation-technologiquement-assistee/
Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held
Une nounou IA pour prendre soin d’embryons dans des utérus artificiels
Des chercheurs chinois ont mis au point une intelligence artificielle capable de s’occuper d’embryons de souris développés en batterie, dans des utérus artificiels. Bien que cette technologie soit loin d’être disponible pour les humains, le “South China Morning Post” y voit une solution pour pallier la baisse démographique dans le pays.https://www.courrierinternational.com/article/ia-et-uterus-artificiel-editer

Et le monde assistera béat à l’avènement des « bébés sur-mesure » génétiquement triés sur le volet que nous promet l’OMS depuis bien des années déjà via ses programmes « d’éducation sexuelle »… qui ne sont sans doute pas axés sur la promotion des modes de vie LGBTQ par hasard.

Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held

Dans son grand livre méconnu People Shapers (1977), le célèbre Vance Packard recensait déjà un certain nombre d’expérimentations poussées alors en cours dans le domaine de « l’hybridation homme-singe ». Il y spéculait ainsi sur l’éventuel intérêt économique de la fabrication de « chimères subhumaines », capables de réaliser des travaux pénibles et sales pour un coût modique et sans se plaindre. Ce qui pourrait s’avérer bien pratique dans une société hyper-hygiéniste, telle que celle du « zéro contact » d’ores et déjà annoncée en Corée du Sud. Ou celle envisagée par Houellebecq dans sa Possibilité d’une Île…

Nous serons alors enfin véritablement dans Le Meilleur des Mondes. Mais en sensiblement pire.

Pour les habitants des pays concernés, il reste toutefois encore un espoir : la fuite.


Mariage forcé de l’homme avec la machine. Le cas suisse. Vincent Held

[1] « Une réaction parfaitement normale », Amnesty Magazine, décembre 2020

[2] « Du sexisme ordinaire aux violences sexuelles » (Guide à l’intention des « professionnels »), République

et canton de Genève (ge.ch), 26 septembre 2018

[3] « Recommandation du Comité des Ministres aux États membres sur la prévention et la lutte contre le sexisme », Conseil de l’Europe (coe.int), 27/03/2019

[4] « Donner un sens à l’intelligence artificielle » [Mission parlementaire du 8 septembre 2017au 8 mars 2018, alias « Rapport Villani »], ladocumentationfrancaise.fr, mars 2018

[5] The Future of Work : Switzerland’s Digital Opportunity, McKinsey Global Institute, Oct. 2018

Liliane HeldKhawam
Bienvenue sur le blog personnel de Liliane Held-Khawam! Vous trouverez ici plusieurs publications parues dans la presse ou dans des revues spécialisées. Liliane Held-Khawam est née à Héliopolis (Egypte) et a vécu au Liban, en France, Suisse, Etats-Unis.

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