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Une pandémie qui survient au lendemain du crash du marché des REPO (Suite et fin de la traduction de la conférence de Paul Schreyer)

Summary:
La conférence de Paul Schreyer, qui recense les simulations successives de pandémie, interpelle quant aux interactions existant entre pandémie et marché des REPO. Nous y ajouterons la question de l’avenir des plus de 65 ans dont les ressources sont engagées sur ce marché et dont la santé est livrée à des technocrates financiarisés et ouvertement eugénistes… Les interrogations sont brûlantes au vu de l’hécatombe générée par la politique de (non) soins réservée à ce groupe. Une surmortalité exclusivement supportée par les plus de 65 ans et particulièrement les plus de 84 ans. Observez la sous-mortalité par rapport à 2018 chez les moins de 65 ans (Et encore nous n’avons ici que l’évolution sur 3 ans). En étant cynique et réaliste, on pourrait dire que la pandémie a fait

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La conférence de Paul Schreyer, qui recense les simulations successives de pandémie, interpelle quant aux interactions existant entre pandémie et marché des REPO.

Nous y ajouterons la question de l’avenir des plus de 65 ans dont les ressources sont engagées sur ce marché et dont la santé est livrée à des technocrates financiarisés et ouvertement eugénistes

Les interrogations sont brûlantes au vu de l’hécatombe générée par la politique de (non) soins réservée à ce groupe.

Une pandémie qui survient au lendemain du crash du marché des REPO (Suite et fin de la traduction de la conférence de Paul Schreyer)
Une surmortalité exclusivement supportée par les plus de 65 ans et particulièrement les plus de 84 ans. Observez la sous-mortalité par rapport à 2018 chez les moins de 65 ans (Et encore nous n’avons ici que l’évolution sur 3 ans). En étant cynique et réaliste, on pourrait dire que la pandémie a fait le grand ménage en matière de coûts des retraites et de la santé. Une réforme originale…

Nous avions fini la 1ère partie de la traduction de la vidéo de la conférence de Paul Schreyer avec le passage édifiant formulé par le colonel Robert Kadlec, expert en armes biologiques:

« Si les armes biologiques sont utilisées sous le couvert d’une épidémie limitée dans l’espace et se produisant naturellement, leur utilisation peut être niée de manière crédible. (…) La possibilité de provoquer de graves pertes économiques et l’instabilité politique qui s’ensuit, combinée à la capacité de nier de manière crédible l’utilisation de cette arme, dépasse celle de toute autre arme connue. »

https://lilianeheldkhawam.com/2021/04/18/une-serie-de-simulations-de-pandemie-a-precede-la-crise-du-covid-19-partie-1-paul-schreyer/

Dans cette partie, nous découvrons que le jeu de rôles portant le nom de Event 201, qui s’est tenu en 2019 juste avant que n’éclate la pandémie de SARS-CoV-2, était la dernière d’une série de simulations, qui s’était tenue auparavant. Chacune d’entre elles a mis en place un bout des mesures auxquelles nous sommes soumis depuis 2020.

Plus nous pénétrons dans la découverte de cette conférence qui décrit les différentes étapes qui ont posé les jalons de la manière dont la crise du coronavirus 2019 est gérée depuis un an, et plus on a la sensation que la gestion de la crise est l’aboutissement d’un scénario écrit et décrit avec une grande précision depuis plusieurs décennies. Année après année, des entraînements eurent lieu qui ont défini et assis une stratégie appelée lock step qui n’est autre que la stratégie des petits pas. Et en quoi consistent ces pas?

Une pandémie qui survient au lendemain du crash du marché des REPO (Suite et fin de la traduction de la conférence de Paul Schreyer)
La simulation accompagnée par la Rockfeller foundation présentée par M Schreyer

Ces quelques points de l’argumentaire de la stratégie lock step de 2010 ressemblent à s’y méprendre aux mutations qui nous environnent. La convergence avec ce qu’est devenu notre quotidien est si troublante qu’il est difficile de croire à une quelconque action due au hasard. De plus, nous n’avons pas affaire à un dirigeant tout-puissant spontané, voire impulsif, mais à des technocrates qui maîtrisent les algorithmes et la gestion de projets.

Et que dit la gestion de projets? Elle dit que

  • il faut tout d’abord avoir une vision claire sur l’état que l’on cherche à atteindre.
  • Ensuite, le ou les chefs de projets vont évaluer la faisabilité de ladite vision et se donner les moyens de la réaliser.
  • On corrige les ratages éventuels
  • Chaque personne concernée doit s’approprier son rôle dans le cadre de séminaires qui peuvent être des modules de cours, de développement d’équipes et/ou des jeux de rôles, appellation qui veut dire la même chose que « simulation ».

Ainsi le jour J, tout le monde est à sa place et sait ce qu’il a à faire, comment, avec qui, qui est le leader, la référence, etc.

Cette présentation permet de comprendre comment nous en sommes arrivés au point où l’ensemble (aucune exception, cf. le président de Corée du Nord) des dirigeants de la planète se comportent comme une seule et unique entité soumise à une autorité supérieure.

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Le président nord-coréen masqué avalise de manière non verbale les mesures prises par la communauté globalisée.

C’est exactement ce à quoi semblent avoir servi les simulations de pandémie successives. Mettre en place un projet dans lequel les intervenants savent exactement ce qu’ils ont à faire. Celui de l’Event 201 est celui qui va se concentrer sur la com et les Relations Publiques.

Aucune improvisation donc, y compris dans la médiocrité de la gestion des intervenants, car à côté de ceux qui sont informés et formés, il y a tous ceux qui sont totalement perdus et font de la (mauvaise) figuration.

Ce qui est aussi intéressant dans l’analyse de M Schreyer, c’est qu’il fait un lien entre l’éclatement de la pandémie et le crash du marché des REPOS (Oui, encore lui car essentiel à la constitution du modèle du Nouveau Monde). Les habitués de ce site se souviennent peut-être de cet article:

https://lilianeheldkhawam.com/2019/12/13/les-capitaux-de-retraite-en-danger-en-cause-le-marche-du-repo-la-surevaluation-taux-negatifs-etc/

et aussi de celui-ci:

Quelle corrélation entre le taux de mortalité par pays et le niveau de l’épargne?

Nous avions aussi averti du danger dans Dépossession:

A côté de la titrisation, vous trouverez une autre activité spéculative : le repo. Ce marché intégré au marché de l’ombre a pris une ampleur considérable. Il a même été institutionnalisé par les banques centrales. Regardez le cas de la banque centrale suisse. Dans son livre, Vincent Held nous apprend que « Les repos étaient en réalité déjà utilisés par la BNS depuis 1998, une information confirmée par la Banque nationale elle-même à travers un communiqué de presse intitulé « Informations sur les pensions de titre » (27.10.1998) »

C’est ainsi que la BNS se serait adossée à ce gigantesque marché spéculatif pour mettre en œuvre sa politique « non conventionnelle ». « C’est précisément ce mécanisme de « régulation » basé sur les pensions de titres qui aura permis de financer, dès la fin 2008, les coûteuses interventions sur le marché des changes de la Banque nationale. Un mode de fonctionnement qui aura permis, des années durant, de continuer à affaiblir le franc face à un euro miné par ses dysfonctionnements structurels. »

« Dépossession, 2018 »

Le marché du REPO est une pièce maîtresse qui sert à la construction du Nouveau Monde. Sa puissance potentiellement dévastatrice est à la hauteur du projet dont l’ampleur fait de pharaon un petit joueur.

Et c’est peut-être par le marché du repo que le Big one se produira. Et ce jour-là, il n’y aura plus de ressources pour nourrir et prendre soin des personnes vulnérables, ces bouches inutiles.

https://lilianeheldkhawam.com/2020/03/19/les-personnes-agees-livrees-a-la-haute-finance-globale-lhk/
Une pandémie qui survient au lendemain du crash du marché des REPO (Suite et fin de la traduction de la conférence de Paul Schreyer)
Regardez la proportion des plus de 65 ans… Qu’en pensez-vous? A-t-elle nécessité l’intervention musclée d’un virus?

Le travail de M Schreyer est une pièce essentielle pour amener la société vers le modèle que nous avons décrit dans Coup d’Etat planétaire. Une société confinée, déshumanisée, et ayant perdu tout sens de l’initiative.

« Pour atteindre le nouveau paradigme, les seigneurs mettent en place une révolution sociétale dans laquelle l’humanité risque de perdre ses dernières libertés et ses droits, avec en particulier le droit à la propriété privée. Ce faisant, elle dépendra du système omniprésent pour assurer sa subsistance » Coup d’Etat planétaire, 2019

LHK

PS: Si la lecture de tout cela vous semble fastidieuse, vous pouvez vous reporter directement à la partie « Conclusion intermédiaire »

Vidéo de la conférence de Paul Schreyer, 2ème partie

Paul Schreyer, Conférence du 20.11.2020 à Berlin.Paul Schreyer est auteur et journaliste. Il écrit des ouvrages critiques sur des sujets politiques. Dans sa conférence intitulée « Jeux de simulation de pandémie- Se préparer à une nouvelle ère ? », il couvre la période allant de 1990, la fin de l’ère de la guerre froide, à la crise actuelle de Corona. Il explique que cette crise n’est pas une coïncidence, mais qu’elle a été précédée d’une longue planification. Selon lui, à partir de 1990, les États-Unis ont mené des actions et des exercices individuels qui ont préparé le terrain pour un règne mondial de la terreur, qui a commencé en 2001 avec le 11 septembre (9/11) et a été déclaré « guerre contre le terrorisme ». Schreyer en montre les fils conducteurs et donc le développement et l’application de ces plans jusqu’à l’heure actuelle, la pandémie mondiale de la Corona. Écoutez maintenant la conférence très éclairante de Paul Schreyer (son Wikipédia https://de.wikipedia.org/wiki/Paul_Schreyer)
Avertissement:  Ce texte est la traduction faite de la vidéo de la conférence de Paul Schreyer. Elle est sous-titrée en anglais et traduite par Jeanne de l’allemand. Merci de prendre note que seul le discours original fait foi, et que les recherches menées par M Schreyer n’ont pas été contrôlées par nous sur ce site. Elles n’engagent donc que l’orateur. Je remercie Jeanne pour son immense travail qui nous offre ici la traduction de la 2ème partie de la conférence. Pour la 1ère partie, veuillez vous reporter sur https://lilianeheldkhawam.com/2021/04/18/une-serie-de-simulations-de-pandemie-a-precede-la-crise-du-covid-19-partie-1-paul-schreyer/

Nous sommes en 1998. Le contexte dans lequel ces phrases sont écrites est que le colonel Robert Kadlec, expert en armes biologiques, prévient que les ennemis des États-Unis pourraient utiliser de telles armes. Voilà, ça, c’est le contexte. Mais si vous lisez attentivement le document stratégique, vous remarquerez que la phrase selon laquelle vous pourrez nier de manière crédible les avoir utilisées revient à plusieurs reprises, à plusieurs endroits – et cela rend un peu méfiant.

C’est à cette époque que fut fondée une institution qui joue, aujourd’hui encore, un rôle majeur dans ce domaine. Cette institution s’appelle maintenant „Center for health security“ (Centre pour la sécurité sanitaire), et elle est situé à l’Université Johns Hopkins.

Vous avez peut-être déjà entendu ce nom. Dans le contexte de la crise de la Corona, cette institution a joué un rôle majeur, car c’est là que sont rassemblés, depuis le début au printemps 2020, tous les chiffres sur la Corona. Ils sont compilés dans un tableau de bord et utilisés par les médias du monde entier. Cet institut a été fondé en 1998. À l’époque, il s’appelait Center for Civilian Biodefense Strategies. Il s’agissait d’études sur la bio-défense civile et avait donc encore un accent militaire. Par la suite toutefois, l’accent a été mis davantage sur la santé pour la présentation externe. Mais en fait, c’était du pareil au même.

Ce centre a organisé des exercices de simulation très importants et essentiels sur ce sujet. Des exercices, des simulations en cas de catastrophe, sur lesquels je voudrais revenir plus en détail ci-après.

Cela a commencé en 1999, l’institut n’a donc existé que depuis un an, fondé avec l’argent d’une riche fondation milliardaire, la Fondation Sloan, c’est-à-dire l’argent de l’ancien dirigeant de la société « General Motors ». Il est mort depuis longtemps, mais les administrateurs de sa fondation ont investi des millions et des millions de dollars dans ce champ de planification Bioterra.

Une première conférence a eu lieu en 1999. C’était un très grand événement. Plusieurs centaines de participants venant de dix pays se sont réunis à Arlington, à proximité de la capitale nationale, pour un symposium national sur la santé publique et les réponses au bioterrorisme. Comment faire lorsqu’il y a une attaque quelque part ? Que pouvons-nous faire ? Comment devons-nous nous préparer, nous coordonner ?

Dans le cadre de cette conférence, nous sommes ici février 1999 – nous voyons de nouveau l’organisateur du Johns Hopkins Center for Civilian Biodefense Studies, en collaboration avec le Department of Health and Human Services et diverses associations scientifiques. C’est dans le cadre de cette conférence majeure qu’un tel exercice a eu lieu pour la première fois. Un exercice qui devait tester de quelle manière il faudrait réagir si des terroristes devaient répandre un poxvirus aux États-Unis et qu’une épidémie de variole s’y déclarerait, avec un grand nombre de victimes.

Une pandémie qui survient au lendemain du crash du marché des REPO (Suite et fin de la traduction de la conférence de Paul Schreyer)

Vous devez imaginer la simulation comme ceci : Les gens s’assoient autour d’une table de conférence pendant quelques heures et jouent des rôles. Ils jouent différentes fonctions gouvernementales et se parlent ensuite comme ils le feraient en cas de crise. Ensuite, ils simulent des conférences téléphoniques dans le but de trouver une solution coordonnée pour réagir à cette crise : Qui dit quoi ? Qui doit décider quoi ? Où se situent les conflits ? Où se situent les problèmes ?

Dans le rapport final de cet exercice, nous trouvons les phrases suivantes :

Toutes ces questions ont été discutées en 1999, et ce sont des questions qui, bien sûr, nous rappellent évidemment beaucoup la situation actuelle.

Richard Clarke, entré en fonction il y a juste un an comme conseiller principal du gouvernement américain en matière de lutte contre le terrorisme, s’est également exprimé lors de ce symposium. Il a déclaré : « C’est la première fois que le ministère de la Santé et des Services sociaux fait partie du Conseil de sécurité nationale des États-Unis. » C’est donc bien à ce moment que ce chemin a été pris et que les questions de santé ont été transformées en questions militaires.

La même année, en 1999, le Pentagone faisait davantage de recherches sur les armes biologiques. Il y avait un projet appelé « Bacchus ».

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Une usine d’anthrax a été construite dans le désert du Nevada et le but était le suivant. Le Pentagone a dit à ses employés, c’est-à-dire à ce département qui était censé s’en charger :

« Développez une petite usine d’anthrax, mais uniquement avec des matériaux librement disponibles sur le marché. »

Cela a réussi après seulement quelques mois. Mais ça aussi n’a été découvert que quelques années plus tard. Le Pentagone a alors développé cette production d’anthrax avec des matériaux disponibles dans le commerce et était par conséquent en mesure – honni soit qui mal y pense – de réaliser lui-même une telle attaque et de pouvoir dire après coup, mais ce sont les terroristes qui l’ont faite, parce que tous les composants sont librement disponibles sur le marché. Voilà donc à quel point c’est dangereux.

Voilà, ce potentiel, cette capacité donc, a été développée à cette époque. Cela a eu lieu dans une installation militaire du Nevada. C’est là où se trouve actuellement la principale base militaire.

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Dans les années 1990, des essais d’armes nucléaires y étaient effectués et, loin de la civilisation, des recherches sur les armes biologiques ont été, je dirais, expérimentées.

Ensuite tout s’est déroulé rapidement, étape par étape. L’année suivante, en 2000, le même organisateur a mis sur pied un deuxième grand symposium, toujours sur le même thème. La seule différence – ils n’ont pas testé une épidémie de variole cette fois-ci, mais une épidémie de peste. Mais de nouveau, encore une fois, du bioterrorisme !

Sur ces documents que je vous montre maintenant, c’est un site web original de l’année 2000. Vous pouvez toujours le trouver dans les archives Internet et les citations que je vous montre proviennent toutes de documents ouverts et libres d’accès sur Internet.

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Ce ne sont pas des secrets. Cela n’a pas été publié par un dénonciateur ou autre. Tout ceci est du matériel ouvert et libre d’accès.

Je veux vous citer quelques mots tirés de ces documents concernant cet exercice de l’année 2000, il y est dit :

« La vue d’une présence militaire armée dans les villes américaines provoque des protestations contre la réduction des libertés civiles (…) La question est de savoir comment et dans quelle mesure nous allons faire respecter ces mesures. Quelle force allons-nous utiliser pour que les gens restent dans leurs maisons ? »

Ce sont donc les éléments spécifiquement discutés par les parties prenantes de haut rang lors de ces exercices, et ça s’est passé, comme je l’ai déjà dit, il y a 20 ans !

À cette époque aux États-Unis – beaucoup s’en souviennent -, il y avait aussi une élection présidentielle très importante. Le président Bush, le jeune, est entré en fonction en janvier 2001. Ici, à côté de lui, se trouve Dick Cheney, son vice-président, qui a eu une grande influence dans cette administration.

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Et peu de temps après l’investiture de ces deux messieurs, le troisième exercice majeur de bioterrorisme aura déjà lieu.

C’était le « Dark Winter ». Encore une fois, un exercice sur la variole, et ce site coloré est également un site web d’origine de ce centre datant de 2001. À l’époque, les sites web étaient un peu plus colorés, un peu plus désordonnés.

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Ceci provient vraiment de l’archive internet d’origine. Y est également indiqué d’où vient l’argent. Sponsorisé par la Fondation Alfred P. Sloan et la Fondation Robert Wood Johnson. Cela a été fait très ouvertement.

Oui, et cet exercice a été professionnalisé. Alors que les exercices précédents ont eu lieu dans des hôtels, dans une salle de conférence, très basique. Cet exercice a eu lieu sur une base militaire. La base aérienne d’Andrews est une grande base militaire située juste à l’extérieur de la capitale du pays, Washington, et tout cela a été élevé à un niveau plus haut. « Dark Winter », a aussi un peu l’aspect d’un film hollywoodien. On peut dire qu’il s’agit d’une sorte de marketing pour propager cette histoire. Tout a été rendu public. Cela a également fait l’objet de nombreux articles à l’époque, beaucoup a été écrit sur ce sujet. Et ça ne se passait pas dans des salles obscures. Vous devez comprendre que tout ça, c’était réellement destiné au public.

Voyons maintenant qui y a participé. Cela sort également des documents originaux de l’exercice. Si vous vous penchez un peu sur ces noms ou si vous vous intéressez à la politique américaine de cette époque, beaucoup de noms vous sembleront familiers, il s’agit de personnes très influentes.

Nous avons, par exemple, le rôle du directeur de la CIA, joué par James Woolsey. Lui, qui était réellement directeur de la CIA quelques années plus tôt. Voyons aussi Frank Keating, le gouverneur de l’Oklahoma, l’état qui a subi cette horrible attaque dont nous avons parlé un peu plutôt. Au moment de l’exercice, il était effectivement le gouverneur de l’Oklahoma. Donc il ne faisait pas que jouer le rôle, c’était du réel. Et de la même manière, les autres postes sont aussi occupés par des personnes de haut rang.

On peut vraiment dire qu’ils ont répété l’état d’urgence au plus haut niveau. Il ne s’agissait pas d’une gestion intermédiaire des autorités. C’est à un niveau très, très élevé que ces choses ont été discutées !

Ce qui est également frappant lorsque l’on examine ces documents, c’est le rôle de la presse. Parce que les médias y étaient bien sûr intégrés. Intégrés dans ces jeux de simulation et ils le jouaient bien, ce jeu. Et il ne s’agissait pas de petits journalistes, mais de journalistes de renommée nationale. Nous avons par exemple Judith Miller du New York Times, une journaliste très connue de ce grand journal, ou des reporteurs de télévision des grands réseaux NBC CBS. Ils étaient dans le coup.

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Il s’agit d’une photo prise lors de l’exercice en direct où ils ont simulé une conférence de presse.

Les politiciens ont donc joué ce jeu : Nous avons maintenant une urgence et ceci est un exercice de variole. Une attaque de variole sur les États-Unis a lieu en ce moment. Et ensuite, les reporteurs font une conférence de presse et posent des questions. Les politiciens s’entraînent déjà à savoir comment la presse va réagir et ce qu’ils vont ensuite lui communiquer. Cela a également été exercé de manière très extensive et à un très haut niveau. Okay, et des leçons en ont été tirées. Cela fait partie d’un tel exercice, car c’est en fait le but d’un tel exercice, et les résultats les ont amenés à dire :

« Nous sommes mal préparés à une attaque aux armes biologiques, nous n’avons pas assez de vaccins – et les restrictions forcées sur les citoyens sont probablement les seuls outils disponibles, s’il n’y a pas encore assez de vaccins. Nous devons donc restreindre les droits des citoyens. »

2001

Nous sommes en 2001, et c’est là que Robert Kadlec, que nous avons rencontré plus tôt, a écrit ce document stratégique pour le Pentagone et a dit que l’on pourrait utiliser une arme biologique dans l’ombre d’une épidemie réelle, et que l’on pourrait ensuite le nier de manière crédible. Ce Robert Kadlec participe à cet exercice en tant qu’expert en armes biologiques. L’enregistrement que vous voyez ici est un reportage télévisé d’une station d’information fictive.

Vous devez imaginer des gens assis là et jouant cet exercice. Ensuite, il y a un grand écran de télévision et des nouvelles fictives sont diffusées, mais qui ont été spécialement pré-produites. Puis l’expert Robert Kadlec se présente et dit :

« Le problème est que nous n’avons pas assez de vaccins et cela signifie que l’hiver pourrait être très sombre en Amérique – It means this could be a very dark winter in America. » Et « Dark Winter« , c’est bien aussi le titre de l’exercice.

Robert Kadlec , 2001
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Et si nous regardons maintenant ce qu’est devenu Robert Kadlec plus tard – dans la crise de la Corona en 2020 – il est devenu l’un des conseillers les plus importants du gouvernement américain, ici debout au milieu du lutrin, à côté de lui Mike Pence, vice-président sous le président Trump.

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Car entre-temps, Joe Biden a été élu président des États-Unis, et quelques jours plus tard seulement, les grandes chaînes de télévision américaines l’ont déclaré président, et Biden a affirmé que l’Amérique était confrontée à un «very dark winter» (hiver très sombre).

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Les mêmes mots, exactement les mêmes mots ! Vous pouvez penser que c’est une coïncidence – bien sûr, je ne peux pas prouver que cela est lié à l’exercice. Mais le soupçon est très fort que ce langage ait également été repris de cette planification préalable. En tout cas, la similitude est flagrante.

En remontant jusqu’en 2001, le matériel d’exercice indique que

« Les Américains ne peuvent plus considérer comme acquises les libertés civiles fondamentales telles que le droit de se réunir ou la liberté de voyager. »

Ceci était le troisième exercice en très peu de temps sur cette question. Ceci se passait en juin 2001.Puis nous entrons dans le mois de septembre avec les fameuses attaques du 11 septembre. Toute la question du terrorisme est poussée à un échelon encore plus haut. Maintenant, le monde entier réalise qu la menace terroriste est le sujet qui va orienter et façonner l’ensemble du débat politique pendant des années.

Septembre 2001, puis octobre 2001, un mois plus tard, les lettres d’anthrax apparaissent. Des lettres contenant cette fine poudre blanche de l’agent pathogène de l’anthrax sont envoyées, expédiées par la poste. A ces deux politiciens, Tom Daschle et Patrick Leahy.

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Tom Daschle était alors chef de la majorité au Sénat et Patrick Leahy était président de la commission judiciaire.

Ces deux hommes politiques étaient unis à l’époque en ce sens qu’ils étaient tous deux opposés aux modifications de la loi qui devaient être adoptées après le 11 septembre 2001 – mot-clé « Patriot Act« , c’est-à-dire restrictions des droits civils, extension des pouvoirs du gouvernement, extension de l’autorité des agences de renseignement – toutes ces mesures législatives qui ont été mises en place à l’époque.

Ils ont pris le parti des libertés civiles et ont dit : « Nous ne pouvons pas laisser passer cette évolution comme une règle générale. Nous devons en discuter au cas par cas, nous devons peser le pour et le contre. » Et c’est dans ce contexte qu’ils ont reçu des lettres à l’anthrax, dont la paternité est – il faut le dire – contestée encore à ce jour. Au début, il était dit – cela vient de Ben Laden, cela vient d’Al Qaeda, cela vient de l’Irak. Rien de tout cela n’a pu être prouvé. Finalement, il a été dit que les lettres provenaient d’un scientifique confus, actif dans la recherche américaine sur les armes biologiques. Cela n’a pas vraiment pu être prouvé non plus. De nombreuses histoires prolifèrent sur l’origine des ces attaques à l’anthrax et à ce jour le doute subsiste quant aux conclusions du FBI.

Mais pour revenir aux deux sénateurs menacés, on peut imaginer que si des lettres avec une poudre toxique sont envoyées à des politiciens, l’expéditeur sait très bien qu’il ne va pas les tuer, puisqu’ils n’ouvrent pas eux-mêmes leur courrier. Ils ont bien sûr des employés qui se chargent de cette tâche. Ce qui veut dire que le but n’était pas de les tuer – il aurait trouvé d’autres moyens -, mais de les menacer. Il voulait leur envoyer un signal – voici une ligne rouge à ne pas dépasser ! Quel que soit l’auteur de ces lettres, ces deux hommes politiques devaient être menacés et mis en état de peur. J’ignore comment ils ont réagi, mais le fait est qu

(…) immédiatement après avoir reçu ces lettres, ils ont abandonné leur opposition et les lois ont été adoptées.

Avec ces lettres à l’anthrax, quelque chose de très intéressant s’est passé. En novembre 2001, à nouveau très peu de temps après, une nouvelle organisation internationale a été mise sur pied à l’initiative du gouvernement américain. Elle s’appelait l’Initiative mondiale pour la sécurité sanitaire !

Et on a justifié sa création en disant :

Ces lettres à l’anthrax – c’était le grand problème mondial à l’époque – elles peuvent frapper n’importe où et n’importe qui. Tous les gouvernements sont menacés. L’Irak, Saddam Hussein ou Oussama Ben Laden pourraient envoyer cette poudre hautement toxique à n’importe lequel d’entre eux. Nous devons nous réunir maintenant, au niveau international, dans tous les États, et travailler ensemble pour combattre cela. C’est alors que cette initiative a vu le jour.

Une pandémie qui survient au lendemain du crash du marché des REPO (Suite et fin de la traduction de la conférence de Paul Schreyer)
Les États participants sont indiqués par les drapeaux qui se trouvent en bas. Il s’agit du Canada, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Mexique, de la Grande-Bretagne, des États-Unis et, en tant que conseiller technique, également de l’OMS. Ce groupe a été fondé en novembre 2001. Et ce groupe est en fait le G8 qui réunit les pays industrialisés les plus influents de l’Occident, complété par le Mexique et l’Union européenne en tant qu’acteurs complémentaires.

Dès lors, ils se sont rencontrés régulièrement à un très haut niveau. Les ministres de la santé des pays eux-mêmes ou leurs adjoints de haut rang ont discuté de la question du bioterrorisme et ont coordonné leurs efforts.

Juste un an plus tard, en 2002, une autre étape très importante a été franchie. Il a été établi qu’il existait des similitudes majeures dans la planification d’urgence pour contrer le bioterrorisme et pour contrer une pandémie de grippe. En d’autres termes, à partir de 2002, ils ont donc toujours envisagé les deux possibilités et se sont exercé et préparé en fonction. Il n’était plus vraiment nécessaire d’envisager le danger d’une attaque terroriste séparément, car ils se sont dit : « Eh bien, un tel virus peut aussi se propager tout simplement, comme ça ! Et c’est tout aussi dangereux, et nous devons nous y préparer.

Toute cette question de la préparation à la pandémie est appelée „Pandemic Preparedness“ (préparation à la pandémie). Cela a commencé au niveau international en 2002, par l’intermédiaire de cette institution, lorsqu’un groupe de travail technique sur la grippe pandémique a été mis en place, sous la direction des États-Unis et du Royaume-Uni.

Ensuite ont commencé des exercices qui ne se faisaient plus seulement aux États-Unis, mais étaient coordonnés au niveau international. Le premier de ces exercices a eu lieu en 2003, l’exercice «Global Mercury».

Voici un graphique (à 33min05 de la vidéo)tiré des documents de l’exercice. Je l’ai trouvé sur le site du RKI (Institut Robert Koch). Dans ce graphique, vous pouvez voir les acteurs directs: la Commission européenne, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Grande-Bretagne, les États-Unis, l’OMS, le Canada. Au-dessus, il y a un réalisateur et un planificateur d’exercices, c’est-à-dire ceux qui ont écrit le scénario de l’exercice, et en dessous, il y a le jeu de simulation!

L’Allemagne, représentée par le RKI, y a également participé. C’était un exercice très élaboré sur plusieurs jours. Plusieurs centaines de personnes ont été impliquées et ont joué le jeu. Il y a eu un certain nombre d’exercices de ce type au cours de cette période. L’exercice « Atlantic Storm » en 2005 par exemple, a été très important.

Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’État américaine – a joué le rôle du président dans cet exercice ! Dans les documents relatifs à cet exercice, on peut lire :

– « Comment les dirigeants nationaux devraient-ils déterminer la fermeture des frontières ou les quarantaines ?

– Si des mesures étaient prises pour restreindre les déplacements, combien de temps devraient-elles être maintenues ?

– Comment seraient-elles coordonnées au niveau international et comment serait prise la décision de les lever? »

Atlantic Storm » en 2005

Comme vous pouvez le voir, c’est le même type de questions qui sont discutées actuellement dans le monde entier – et nous sommes en 2020 maintenant – a déjà été discuté très sérieusement et à un niveau très élevé lors de cet exercice.

Je vais vous montrer maintenant qui y a participé. Entre autres, deux hommes politiques : un Français, Bernard Kouchner, à gauche, et un Allemand, Werner Hoyer, à droite. Bernard Kouchner, l’ancien ministre français de la santé. Plus tard, il est devenu ministre des affaires étrangères, donc il faisait partie du gouvernement. Et au moment où l’exercice a eu lieu, on parlait de lui comme du prochain candidat au poste de directeur de l’OMS. Donc, à cette époque, une personne très importante dans ce domaine.

Une pandémie qui survient au lendemain du crash du marché des REPO (Suite et fin de la traduction de la conférence de Paul Schreyer)

Lors de la simulation, B Kouchner jouait le rôle du président français... et, à sa droite, Werner Hoyer, un homme politique de la FDP (Allemagne), qui a été ministre d’État au ministère des affaires étrangères en Allemagne et a joué le rôle de Chancelier allemand.

Venant de tous ces pays, ils étaient assis à une table et répétaient l’exercice. Et ce sont des personnes qui ont effectivement exercé des responsabilités gouvernementales. Werner Hoyer a déclaré après l’exercice :

« Pour quelqu’un qui travaille dans le domaine de la sécurité et de la défense depuis de nombreuses années, cet exercice était assez surprenant et stupéfiant. Je pense que ce genre de choses n’est connu que d’une très petite minorité de politiciens en Europe. »

Werner Hoyer

Conclusion intermédiaire

Bon, je vous ai maintenant présenté un certain nombre de ces exercices. Vous pouvez peut-être reconnaître des parallèles. Vous reconnaissez le schéma et réalisez ce dont il s’agit. Je veux alors faire ma grande conclusion intermédiaire :

Bien sûr, il s’agissait d’une urgence sanitaire. Il s’agissait de problèmes de prise de décisions, de compétences : Qui décide de quoi, qui a la suprématie ? Mais il ne s’agissait pas seulement de ces choses.

Il y a également été question d’état d’urgence, d’abolition des droits fondamentaux, de vaccination de masse et de politique autoritaire, sans la participation des parlements. Tous les exercices portaient également sur ces questions.

Je trouve cela très remarquable, car logiquement, ce n’est pas vraiment essentiel. S’ils s’entraînent à réagir à une pandémie ou à une attaque terroriste, ils n’y a pas de raisons de suspendre automatiquement les droits fondamentaux. Cela ne fait aucunement partie du problème posé.

Mais ça a été fait de telle manière qu’un observateur peut avoir l’impression que tous ces exercices était un camouflage, une occasion de tester un état d’urgence politique. Jouer dans le but d’évaluer la manière dont on agirait réellement si un tel événement devait se produire. C’est du moins mon impression personnelle.

Oui, puis est arrivée la crise financière de 2007/2008 et le thème de l’exercice pandémique est passé un peu au second plan sur la scène internationale. En 2009, alors que la crise financière venait d’éclater dans l’économie mondiale, la pandémie de la grippe porcine est apparue au coin de la rue – je dirai ça au sens large – et au printemps 2009, alors que l’histoire de la grippe porcine commençait à peine et que personne ne savait vraiment ce qui allait se passer, ce monsieur (image) l’a commentée. Voici Jacques Attali, tout le monde ne le connaît pas – mais en France il est très connu.

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C’est un conseiller présidentiel. Pendant longtemps, il a été un conseiller très important du président François Mitterrand – il a préparé les réunions du G8 pour Mitterrand en tant que « sherpa », c’est-à-dire quelqu’un qui a été très proche du pouvoir pendant longtemps. Un cerveau des élites en France et aussi quelqu’un qui, par exemple, comme je l’ai appris du Frankfurter Allgemeine, a appuyé des présidents dans leur ascension – l’actuel président Emmanuel Macron. Il dit lui-même qu’il a découvert Macron. Et c’est aussi relativement crédible, si l’on regarde à quel point Jacques Attali est bien réseauté dans le milieu des élites françaises.

Au début 2009, il déclarait dans un article de presse, au sujet de la grippe porcine – vous pouvez encore y accéder aujourd’hui :

« L’histoire nous enseigne que l’humanité ne se développe significativement que lorsqu’elle a vraiment peur. (…) La pandémie naissante pourrait déclencher une de ces peurs structurantes. (…) Nous serons alors en mesure de jeter les bases d’un véritable gouvernement mondial beaucoup plus rapidement que cela n’aurait été possible sur la seule base économique. »

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Attali 2009 L’Express https://lilianeheldkhawam.com/2020/02/28/coronavirus-des-enjeux-societaux-majeurs-lhk/

Je ne ferai aucun commentaire à ce sujet, ce sont simplement ses déclarations de l’époque. Je trouve cela très remarquable ! Habituellement, oui, de telles déclarations sont qualifiées de théorie du complot, mais là, c’est réel. C’est une véritable déclaration d’un homme de grande influence. Et il l’a prononcé en 2009.

À peu près au même moment, un an plus tard, en 2010, une étude a été publiée aux États-Unis qui va aussi un peu en ce sens : Le scénario dit « Lock Step » fait partie de cette étude. Je vais le présenter brièvement, pour que vous sachiez un peu de quoi il s’agit.

L’étude elle-même est la suivante Scénario pour l’avenir de la technologie et du développement international. Ça semble un peu ennuyeux. Titre bureaucratique, peu spectaculaire. Au premier coup d’œil, on ne s’attend donc pas à apprendre de grandes nouvelles.

L’étude a été développée avec l’argent de la Fondation Rockefeller. La Fondation Rockefeller est l’une des fondations les plus puissantes et les plus riches du monde. Elle tient son nom de son fondateur, David Rockefeller. En fait, il y a cent ans, il était l’homme le plus riche du monde. La fondation a encore une grande influence dans de nombreux domaines aujourd’hui.

Et cette étude de 2010 a porté le thème du jeu de la planification à un tout autre niveau.

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On ne se contentait plus de dire : Que va-t-il se passer si ceci se passe, si cela se passe ? Mais on élaborait des scénarios d’avenir globaux, quatre scénarios globaux : Dans quelles directions le monde pourrait-il évoluer au cours des prochaines années, d’une manière générale. Quatre directions ont été définies. Et l’une des possibilités qui a été esquissée, simplement pour regarder un peu «out of the box», comme on dit dans les cercles du management, pour regarder un peu plus loin que le bout de son nez – l’une de ces directions a été appelée « Lock Step », et « Lock Step » signifie pas à pas.

Le scénario des petits pas

Dans ce scénario, écrit il y a dix ans, les choses suivantes se énumérées, à savoir:

une pandémie de grippe se propage dans le monde entier, provoquant une panique mondiale

en matière de panique, la Chine devient un modèle avec son approche restrictive

le masquage obligatoire est introduit partout, dans le monde entier

un contrôle autoritaire est exercé et est maintenu, même après la fin de la pandémie

les citoyens renoncent volontairement à leur liberté

et une résistance généralisée n’émerge qu’après plus de dix ans

C’est le scénario de 2010. C’est très étrange de lire ça maintenant en 2020, pourtant c’est la réalité que nous vivons actuellement.

Si vous lisez l’étude, vous y trouverez des phrases indiquant que l’objectif serait : « de déclencher un nouveau débat stratégique parmi les décideurs. » Nous ne savons pas, ou je ne sais pas, qui a parlé à qui de ce scénario à l’époque, dans quels cercles il a circulé. On ne peut pas dire, je n’ai pas de données là-dessus, mais ça existe, l’étude est disponible et elle a été financée par l’argent d’une fondation très puissante. Il est bien a supposer que l’étude ait été lue à l’époque par quelques personnes influentes.

Oui, toute cette question des exercices d’urgence, des exercices de pandémie a pris un nouvel élan à partir de 2017. Que s’est-il passe en 2017 ? Il y avait un nouveau président aux États-Unis, Donald Trump. Et je mets ça dans le contexte parce que ce contexte me semble très évident. Donc janvier 2017, Trump est institué – voici une photo dans le bureau ovale à la Maison Blanche, le bureau du président au milieu, Barack Obama, président sortant, à gauche, Donald Trump montre le bureau ovale pour la première fois. Oui, et tout le monde s’en souviendra encore. Il y a eu un véritable choc dans les médias du monde entier.

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Trump Président ?! Comment est-ce possible ? Personne ne l’avait prédit, tout le monde pensait qu’il était impossible que pareille chose puisse arriver, qu’un tel outsider – des déclarations aussi flagrantes, un homme qui ne se soucie guère de ce que dit le courant dominant – que quelqu’un comme ça puisse devenir Président. Cela a provoqué des ondes de choc dans le monde entier.

Il y a ces grandes conférences internationales qui ont lieu chaque année à Davos en janvier, la conférence sur la sécurité de Munich en février, et en 2017, et rien d’autre n’a été discuté lors de ces conférences que le nouveau président américain.

Qu’est-ce que cela signifie maintenant pour le système mondial, pour le commerce mondial, pour le système financier, pour la diplomatie internationale ? Ça peut réellement continuer comme ça ?

Lors de la conférence sur la sécurité de Munich en février 2017, John McCain est apparu et a déclaré : « Je refuse d’accepter la disparition de notre ordre mondial ». John McCain était encore en vie à l’époque. Il était l’un des faucons militaires et des partisans de la ligne dure aux États-Unis ayant beaucoup d’influence dans la diplomatie internationale, et son discours a été très bien accueilli à cette conférence où les militaires et les diplomates du monde occidental, de l’OTAN, se réunissent chaque année.

Et si vous regardez à nouveau les documents, et regardez les articles de l’époque sur cette conférence, alors il devient évident qu’à ce moment-là, beaucoup de choses tenaient à un fil et que dans le cercle des élites, ils étaient très inquiets de savoir si l’OTAN pouvait continuer à exister sous cette forme, si elle risquait de se désintégrer, si Trump… si tout cela allait voler en éclats.

C’est dans ce contexte que la phrase suivante a été prononcée. McCain dit : « Je refuse d’accepter la disparition de notre ordre mondial. » Et il a récolté un applaudissement géant de la par de ses compatriotes occidentaux.

Le lendemain, lors de la même conférence, Bill Gates apparaît et prononce également un discours et il déclare : « Nous ignorons le lien entre la sécurité sanitaire et la sécurité internationale à nos risques et périls », et il ajoute : « Une attaque aux armes biologiques se prépare et ce n’est qu’une question de temps. Nous devons nous y préparer. Nous devons nous préparer aux épidémies comme l’armée se prépare à la guerre. » Et immédiatement après, tout recommence avec ces exercices internationaux de pandémie. Les entraînements recommencent.

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Nous sommes maintenant en 2017, en mai 2017, et à Berlin, pour la première fois dans l’histoire, il y a une réunion des ministres de la santé du G20. Le G20 regroupe les 20 pays industrialisés les plus riches et les plus puissants du monde : La Chine, l’Inde et le Brésil y sont donc représentés, ainsi que tous les pays industrialisés européens. Et c’est pour la première fois que les ministres de la santé se sont réunis ici, spécifiquement pour faire face à cette menace bioterroriste – cette menace de pandémie – pour se préparer ensemble. Et il y a eu un grand exercice de pandémie, à Berlin, en mai 2017.

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Nous voyons ici, au premier rang, tous les ministres de la santé. Hermann Gröhe, à l’époque prédécesseur de Jens Spahn, ministre allemand de la santé. À côté de lui, ses collègues de Chine, des États-Unis, du Brésil, du Canada, d’Australie – tous assis les uns à côté des autres. Et devant eux, un scénario de pandémie se déroule sur un écran : Que se passe-t-il lorsqu’un nouveau virus se propage, et que pouvons-nous faire ensemble ?

Le virus de l’époque ne s’appelait pas SRAS, mais  » Mountain Associated Respiratory Syndrome (MARS) « . Il s’agit donc maintenant d’un virus fictif qui vient apparemment des montagnes, selon le scénario.

Oui, et si vous regardez ça, si vous regardez à nouveau cette image, alors peut-être que cela devient un peu plus clair pourquoi aujourd’hui – maintenant dans cette crise, tous les pays, ou la plupart des pays, agissent de manière très coordonnée, et que partout, la même chose se produit. Oui, parce que toutes ces personnes responsables ont reçu les mêmes informations avant la crise et ont été reçu les mêmes recettes, qu’il faut ensuite mettre en œuvre. Ils ont déjà été synchronisés par tout cet exercice. C’est du moins ce qu’il semble.

Nous restons dans l’année 2017, nous sommes maintenant en août 2017. Et Herrmann Gröhe, le ministre de la Santé, présente un organe consultatif ce mois-ci. Un organe consultatif international chargé de conseiller la politique allemande en matière de santé dans une perspective mondiale – c’est-à-dire que l’Allemagne doit élaborer une politique de santé globale – doit montrer la voie. Et ces messieurs et dames doivent conseiller le gouvernement.

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Au milieu, nous voyons Christian Drosten – que nous connaissons tous -, membre de cet organe consultatif. À sa gauche, Ilona Kickbusch, une universitaire allemande, qui a effectué de nombreuses recherches sur le sujet des pandémies, et qui a joué un rôle à l’OMS. Puis Jörg Hacker, l’ancien président du RKI (Robert Koch Institute). Une dame d’Afrique, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Mais de mon point de vue, les messieurs à l’extrême gauche et à l’extrême droite sont décisifs. Parce qu’ils jouent dans une toute autre ligue si l’on regarde de plus près.

Nous avons à gauche Jeremy Farrar du Wellcome Trust. C’est une fondation britannique qui détient plus de 25 milliards de dollars. Une fondation incroyablement influente dans le domaine de la politique de santé. En termes d’argent, ils sont plus influents que la fondation Rockefeller ou la fondation de George Soros. Elle a donc plus d’argent, et lui, il est extrêmement bien connecté dans la politique de santé internationale. A l’extrême droite, c’est Christopher Elias de la Fondation Gates. Et la Fondation Gates est encore bien plus garnie, ils n’ont pas 25 milliards, ils ont 50 milliards. Et ils sont encore mieux réseautés dans la politique sanitaire internationale, et jouent – on peut le dire sans exagérer – un rôle de premier plan au niveau mondial.

Ces deux messieurs sont conseillers du gouvernement allemand depuis 2017, à la même table que Christian Drosten et le ministre de la Santé. Vous devriez avoir entendu ça au moins une fois, c’est tout de même bon à savoir.

Il y a un autre grand exercice de bio-terrorisme aux États-Unis en 2018. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un exercice international. Ici, autour de cette table de conférence à Washington se trouvent des représentants du Conseil national de sécurité des Etats-Unis. Donc tous des gens – des politiciens, des fonctionnaires, des personnes importantes ayant de hautes fonctions. Ils jouent le rôle du Conseil national de sécurité, il y a une attaque bio-terroriste et ils doivent y répondre.

C’est intéressant sous différents angles. Nous regardons ici au milieu un flux vidéo d’une station de télévision. Et c’est une émission de télévision préenregistrée. Les deux femmes qui se parlent sont des présentatrices de télévision très connues aux États-Unis. Si cela se passait en Allemagne, ce serait comme si Sandra Maischberger et Maybrit Illner se concertaient sur l’attaque bioterroriste et que les gens là-bas (photo superposée) réagiraient. Tous les efforts ont été faits pour rendre le tout aussi réaliste que possible, afin que les personnes assises à la table aient vraiment l’impression que tout cela est réel. Beaucoup d’efforts ont été faits dans ce domaine.

Cet exercice portait sur l’affaire d’une secte fictive, élitiste et de haut rang, qui a développé un méchant virus dans un laboratoire biologique de Zurich, qu’elle fait ensuite circuler dans le monde entier. Une pandémie s’ensuit, et l’objectif de ce culte aurait été de réduire la population mondiale. Il s’agit donc d’un objectif très démoniaque.

C’était le scénario de cet exercice « Clade X », à nouveau organisé par le « Center for Health Security« , qui a planifié tous ces autres exercices les années précédentes.

Nous rejoignant à droite, Tom Daschle – nous l’avons vu plus tôt –  l’un des destinataires des lettres à l’anthrax. Entre-temps, il a travaillé comme lobbyiste pour des entreprises de santé. Et le voici participant à cet exercice. À sa gauche, Tara O’Toole, experte en biosécurité, qui a écrit de nombreux scénarios pour ces «jeux». Elle a, par exemple, écrit le scénario de l’exercice « Dark Winter ». Elle est donc également assise ici à la table. Plus tard, elle a joué un rôle important au sein du gouvernement et, oui, elle est une personne clé sur cette scène.

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Maintenant, nous sommes déjà très proches du présent. Et avant de vous parler du dernier exercice, l' »Event 201″, en octobre 2019, je veux ouvrir une autre «boîte», une boîte très différente, car je pense qu’elle a une place dans ce contexte. Dans le contexte où l’on se pose la question :

Le marché des REPO a précédé l’éclatement de la pandémie

Pourquoi cette pandémie de Corona a-t-elle commencé en janvier 2020 ?

On peut bien sûr se dire : il y a un virus qui apparaît, et voilà. Si nous restons dans l’explication officielle, et après, ça a suivi son cours. C’est arrivé comme le destin l’a voulu. Si nous supposons maintenant que cela ne s’est pas produit de manière aussi fatale, mais que cela a été dirigé par certains cercles, une sorte de gymnastique mentale, alors il n’est peut-être pas inintéressant d’éclaircir ce qui s’est passé en septembre 2019.

Parce que c’est à ce moment-là qu’un très gros tremblement de terre s’est produit sur les marchés boursiers. Je n’avais presque rien remarqué. A l’époque, j’y ai vaguement fait attention, c’était juste un petit événement, mais je n’avais pas suivi et ce n’est que maintenant, lors de la préparation de ma conférence, que je l’ai examiné de plus près.

Comme je l’ai déjà dit au début, je n’ai pas encore abordé ce sujet dans mon livre. Pour vous donner une idée de ce qui s’est réellement passé, je vais simplement vous montrer un court article de presse qui résume assez bien la situation. C’est un article de la « Zeit » (un journal allemand). Il a été publié en octobre 2019, et on y lit:

 » Court-circuit dans le système financier. La Réserve fédérale américaine veut empêcher une défaillance totale du marché monétaire en injectant des milliards de dollars. A quel point la situation est-elle critique? »

Je vais vous lire les informations clés de l’article pour que vous compreniez ce qui se passait : « La crise est survenue du jour au lendemain. Les banques étaient à court d’argent. Les banques centrales ont injecté des centaines de milliards de dollars sur le marché monétaire, juste pour éviter le pire. Tout cela ressemble à l’apogée de la crise financière mondiale il y a onze ans – mais en fait, il s’agit de l’avant-dernier lundi. » Donc septembre 2019. « C’est à ce moment-là qu’une partie essentielle du système financier mondial était au bord de l’effondrement, et le public n’a quasiment rien remarqué.« 

« Dans la nuit du 17 septembre, un certain taux d’intérêt (…) a grimpé sans prévenir : le taux qui s’applique aux banques qui veulent emprunter à court terme. Normalement, les banques sont approvisionnées en argent liquide pour un intérêt d’environ deux pour cent (…) Mais soudain, l’argent liquide y coûtait dix pour cent. (…) La dernière fois que les banquiers centraux ont dû intervenir sur marché Repo (le marché des pension) – c’est le nom de cette place financière -, c’était après la disparition de la banque d’investissement Lehman Brothers en 2008. À l’époque, la détresse cette banque d’investissement avait déclenché un état d’urgence dans cette partie du système financier, ce qui avait presque conduit à l’effondrement de l’économie mondiale. »

J’ai trouvé cela très intéressant et je trouve toujours très intéressant. J’ai donc essayé de vérifier ça, de jeter un coup d’œil sur les chiffres. Je suis allé sur le site de la Réserve fédérale, la Réserve fédérale américaine. Et là, j’ai trouvé le graphique suivant. (Min. 53.32 * graphique)

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familiers avec la finance et les chiffres, ne vous inquiétez pas, ce graphique n’est pas magique. Pas aussi compliqué qu’il n’y paraît à première vue. Je vais essayer de l’expliquer brièvement : Le graphique montre le « bilan », c’est-à-dire le total des actifs de la banque centrale.

On pourrait le traduire ainsi : Le graphique montre la quantité d’argent que la Réserve fédérale apporte à l’économie américaine. Alors, combien d’obligations d’État achète-t-elle, et combien d’obligations de sociétés achète-t-elle.

Cela signifie que la Réserve fédérale crée de l’argent et le met sur le marché pour compenser le fait que les banques ne se prêtent plus d’argent parce qu’elles ont perdu confiance. C’est ce qui se passe. On pourrait nommer cela également, de manière un peu simplifiée, la courbe de température de l’économie américaine. En fait, c’est excatement ça. (*Min. 54.21).

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Commençons par la gauche. En 2008, avant la crise financière, la Réserve fédérale avait des actifs totaux d’environ un trillion, 1’000 milliards de dollars. Ça a doublé en quelques semaines, à l’automne 2008. Oui, pourquoi ça a doublé ? Parce que les banques ont arrêté de se prêter de l’argent entre elles. La confiance a disparu. Et c’est à ce moment-là que la banque centrale doit intervenir, sinon le système s’effondre. C’est ce qui s’est passé.

Ce qui est intéressant, c’est qu’il n’a pas été réduit, le niveau est resté le même au cours des années suivantes. En 2010, 2011, il a été augmenté. 12,13,14, il a encore été augmenté. Ensuite, il y a eu une phase de plateau de 2015 à fin 2017. Avec une phase de plateau très élevée, quatre mille milliards, donc quatre fois le niveau d’avant la crise. Si vous regardez cela avec le recul d’aujourd’hui, vous pouvez voir que cette bulle était gigantesque. Il est clair pour nous qu’une bulle aussi importante ne peut être maintenue éternellement. À un moment donné, il faut la dégonfler ou elle va éclater. Et c’est exactement ce que la Réserve fédérale a essayé de faire à la fin de 2017. Elle a décidé de dégonfler lentement et délibérément cette bulle de manière continue. Vendre des actifs et ainsi dégonfler l’argent du système à nouveau. Et ça a bien marché pendant deux ans. De fin 2017 à fin 2019 – et là, nous allons zoomer – vous pouvez le voir à nouveau. Comment, continuellement, donc mois après mois, la banque centrale essaie de dégonfler la bulle. Et les marchés ont joué le jeu. Les investisseurs l’ont accepté.

Et en septembre 2019, quelque chose s’est produit. Je ne sais pas quoi, je ne peux pas te le dire. Mais le fait est que la confiance dans ce marché financier, dans ce  » marché repo  » s’est effondrée en septembre 2019. Et cela a conduit la banque centrale à devoir changer totalement de cap. Ce qu’elle avait fait pendant deux ans, elle a dû l’inverser complètement. Il fallait recommencer à acheter. Cela a donc été un choc pour cette banque. Et vous pouvez voir, ce pic ici, n’a rien à voir du tout avec la Corona. Nous sommes en janvier 2020, et puis en mars, c’est la montée dans l’ombre de la Corona. Mais ce qui se passe ici, en octobre, novembre et décembre 2019, n’a rien à voir avec la crise de la Corona. Mais c’est le même mouvement qui s’est intensifié par la suite.

Si vous regardez ça maintenant… Oh non … D’abord, je voudrais vous montrer un rapport de janvier 2020, un rapport du 16 janvier, c’est-à-dire avant même que la Corona ne devienne le grand sujet médiatique. Le journaliste du Handelsblatt Norbert Häring a écrit un article sur cette augmentation.

Et il y écrit : « La FED a justifié son intervention – de manière peu convaincante – par une erreur de calcul temporaire de sa part (…). Il ne faut en aucun cas en conclure que les banques ne se font plus confiance. La prétendue erreur de calcul est apparemment assez persistante. Quatre mois plus tard, les prêts d’urgence (…) sont toujours disponibles en quantités illimitées, et il n’y a pas de fin en vue. La FED garde secrets les noms des bénéficiaires des prêts afin de ne pas les marquer d’une réputation d’indigence. (…) Peut-être que le boom des marchés financiers alimenté par les banques centrales est dans sa phase finale avant l’effondrement.« 

Norbert Häring

Permettez-moi de replacer cela dans un contexte temporel plus large. J’ai choisi un graphique des actifs totaux de la Réserve fédérale remontant non pas à 10 ans, mais à 100 ans. C’est le nombre d’années d’existence de cette banque. (Min. 57.45 graphique) Voilà, c’est cette courbe.

C’est fait là où vous voyez dans quelle mesure la Réserve fédérale est impliquée dans l’économie américaine. Et nous voyons – nous sommes en 2008 ici – la crise financière. La dernière fois qu’une crise de cette ampleur s’est produite, c’était lors de la Grande Dépression de 1930. Les valeurs jusqu’à la deuxième guerre mondiale ont été lentement réduites après la guerre mondiale. C’est le niveau, c’est la gravité que nous avons atteint avec la crise financière de 2008 et aussi avec la crise qui a éclaté à nouveau en septembre 2019. C’est la dimension dans laquelle nous nous trouvons, sur le plan fiscal.

L’Event 201, l’ultime simulation basée sur les Relations Publiques

En octobre 2019, l’exercice suivant était  » l’événement 201 « . Voici l’endroit, l’hôtel où cet exercice a eu lieu. Nous voyons un hôtel chic de Manhattan, sur la 5e avenue. Et là-bas, c’est Central Park. Oui, et si vous descendez un peu la rue, à quelques rues d’ici, vous trouverez la tour Trump. C’est donc la rue la plus chère de Manhattan ici. Et cet hôtel a ouvert en 1930, en pleine crise économique, avec l’argent des grandes banques de Wall Street.

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Et l’architecture de cet attique s’est inspiré de la chapelle de Versailles, la splendeur baroque de Louis XIV. C’est dans cette splendeur que les banquiers de Wall Street qui l’ont financé voulaient vivre. Ils se voyaient un peu à ce même niveau. Oui, l’hôtel est toujours là aujourd’hui. Et c’est là, à New York, qu’a eu lieu l’exercice « Event 201 », au cours duquel une pandémie de coronavirus a été répétée.

Laissez-moi vous dire qui est assis à cette table, afin que vous puissiez vous faire une idée des personnes qui répétaient : Voici le modérateur du Center for Health Security (min 59:32), à côté de lui se trouve Christopher Elias. Nous l’avons vu tout à l’heure, il fait partie de la Fondation Bill Gates et a été conseiller du gouvernement fédéral, comme nous l’avons appris tout à l’heure. À sa droite, le directeur du Centre de contrôle des maladies. Ici, c’est le chef de l’agence chinoise de contrôle des maladies. Ils ont également participé à cet exercice. Et puis le vice-président de Johnson & Johnson, la plus grande société pharmaceutique du monde en termes de valeur marchande. Et ça c’est l’ancienne vice-présidente de la CIA, elle était aussi dans ce panel. Et le monsieur en face est le président de l’agence de relations publiques Edelmann, la plus grande agence des relations publiques au monde.

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Lors de cette conférence, lors de cet exercice, comme je l’ai dit, une pandémie de coronavirus a été jouée, également en termes de relations publiques.

Il est dit dans les documents relatifs à cet exercice que « les gouvernements devront travailler avec les sociétés des médias pour rechercher et développer des approches plus sophistiquées pour contrer la désinformation. Il va donc falloir développer la capacité d’inonder les médias d’informations rapides, précises et cohérentes. (…) Pour leur part, la presse devrait s’engager à faire en sorte que les messages officiels soient prioritaires et que les faux messages soient supprimés, y compris par le biais de la technologie. » Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment-même.

Voici une autre photo de cette conférence ; nous voyons l’organisatrice ici, il s’agit de la directrice du Centre pour la sécurité sanitaire, Anita Cicero. Elle est avocate, elle oeuvré, avant de travailler pour cet institut, pour un grand cabinet d’avocats en tant que lobbyiste pharmaceutique. Elle avait trois cents avocats sous ses ordres et ses interlocuteurs comprenaient des membres de la Commission européenne, des hommes politiques du Sénat américain, auxquels elle a fait valoir les intérêts de l’industrie pharmaceutique avant de devenir ensuite vice-directrice de ce centre et d’aider à organiser des exercices comme celui-ci.

Ce que je trouve très intéressant, c’est la présentation en haut à gauche de l’image, où l’on voit comment cette crise, qui a été fictivement mise en scène, est illustrée. Vous pouvez donc voir ici un graphique, les numéros de cas, comment ils se développent. Vous pouvez voir quels pays sont touchés dans quelle mesure, vous pouvez voir comment les cours boursiers évoluent au même moment, combien de décès il y a, projetés sur les mois suivants.

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M Schreyer montre l’infographie présentée lors de l’Event 201 et sa ressemblance avec celles qui nous accompagnent depuis plus d’une année.

C’est exactement le genre de présentation qui nous est faite dans le cadre de la crise de la Corona par la Johns Hopkins Uni, qui s’est livrée à cet exercice, et qui nous est également présentée, par l’intermédiaire de cette institution, dans tous les médias.

C’est exactement ce genre de représentation graphique des chiffres, c’est exactement ce qu’est notre réalité de aujourd’hui.

Et les restrictions proposées concernant la presse et les plateformes sociales, etc., von Min1:02:26 et le fait que YouTube, Google et les grandes entreprises doivent intervenir de manière aussi restrictive.

Encore une fois, ce qui a été planifié est maintenant une réalité, et je pense que toutes ces informations réunies constituent un arrière-plan important pour se forger une opinion sur ce qui se passe ici et maintenant.

Merci de votre attention

Liliane HeldKhawam
Bienvenue sur le blog personnel de Liliane Held-Khawam! Vous trouverez ici plusieurs publications parues dans la presse ou dans des revues spécialisées. Liliane Held-Khawam est née à Héliopolis (Egypte) et a vécu au Liban, en France, Suisse, Etats-Unis.

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