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Le Conseil fédéral offre un privilège régalien de plus à la haute finance internationale. Le cas de Swiss Id. LHK

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Avril 27, 2019 par LHK Le Conseil fédéral offre un privilège régalien de plus à la haute finance internationale. Le cas de Swiss Id. LHK Urs Schaeppi, CEO Swisscom, s’est exprimé aux côtés de Patrik Gisel (Raiffeisen), Thomas Gottstein (Credit Suisse Suisse), Urs Rüegsegger (SIX), Daniel Previdoli (Banque cantonale zurichoise), à l’occasion de la conférence de presse «Identité numérique Suisse» qui s’est tenue le mardi 21 novembre 2017 à Zurich. Nous savions que la démocratie était mal en point. Nous savions que les gouvernants avaient transféré des privilèges régaliens à la haute finance internationale. Nous savions que l’espace public tendait à muter en corporatocratie, c’est-à-dire sa réorganisation sous la forme d’entreprise. Nous découvrons aujourd’hui que

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Le Conseil fédéral offre un privilège régalien de plus à la haute finance internationale. Le cas de Swiss Id. LHK

Le Conseil fédéral offre un privilège régalien de plus à la haute finance internationale. Le cas de Swiss Id. LHK

Urs Schaeppi, CEO Swisscom, s’est exprimé aux côtés de Patrik Gisel (Raiffeisen), Thomas Gottstein (Credit Suisse Suisse), Urs Rüegsegger (SIX), Daniel Previdoli (Banque cantonale zurichoise), à l’occasion de la conférence de presse «Identité numérique Suisse» qui s’est tenue le mardi 21 novembre 2017 à Zurich.

Nous savions que la démocratie était mal en point.

Nous savions que les gouvernants avaient transféré des privilèges régaliens à la haute finance internationale.

Nous savions que l’espace public tendait à muter en corporatocratie, c’est-à-dire sa réorganisation sous la forme d’entreprise.

Nous découvrons aujourd’hui que des entorses existentielles à l’Etat de droit ont été commises sous des allures de « simple confort », de « convivialité », etc.

Un phénomène historique se dévoile tous les jours plus. Le Conseil fédéral est en train de dématérialiser l’administration fédérale, cantonale, et communale en zappant l’information et l’implication des principaux intéressés: ce que l’on appelle encore des citoyens.

Qui parmi nous connaît l’image finale de cette restructuration lourde et massive, qui va impacter nos vies dans les moindres détails?

C’est dans le cadre d’une numérisation avancée de l’administration publique, qui mute en cyberadministration (e-governement), qu’il faut lire les divers textes et infos ci-dessous.

Suisse: Connaissez-vous le egovernment?

De quoi s’agit-il?

Selon le site http://www.identite-electronique.ch, « le Conseil fédéral envisage un retournement de dimension historique : le passeport Suisse numérique serait dorénavant émis par des entreprises privées » (Qui veut un passeport suisse numérique de l’UBS, de Swisscom ou de la Poste?)

Si ce projet devait être confirmé, vos pièces d’identité se transformeront en un numéro émis par des partenaires financiers et commerciaux d’un cyber-Etat-business. Ce seront alors ces entités issues du monde du business qui auront l’immense privilège de vous répertorier, comme ils savent si bien le faire avec leurs marchandises. Car en définitive, ce numéro évoluera fatalement en un code-barres, qui figure déjà sur votre passeport. Tout un symbole!

Un enfant muni d’un code-barre, la photo choquante d’Orange Healthcare.

En lisant les publications ci-dessous, vous découvrirez qu’en fait, ces entités se sont déjà regroupées en une seule et unique entreprise: Swisssign Group SA!!! Un monopole commercial, donc!

Un identifiant unique aux mains de marchands revient simplement à admettre la marchandisation des citoyens.  Un enjeu historique et existentiel qui déterminera nos vies à tous, se joue en ce moment dans les allées feutrées du monde du business.

Le grand danger du concept qui est derrière la corporatisation de la société est sa dimension totalitaire. Car n’en doutons pas, le management le plus participatif devient une dictature dès lors qu’il est transposé à la sphère publique!

Ne doutons pas non plus que dans ce nouveau monde piloté par des individus en quête insatiable de performances, les personnes vulnérables n’y seront pas les bienvenues. Pourquoi? Parce qu’elles ne sont pas suffisamment productives.

Mais cela va plus loin encore, et nous concerne tous, que l’on soit en bonne ou en mauvaise santé, que l’on soit doté de compétences requises par le marché ou pas. Le modèle semble viser une traçabilité permanente, à l’image des outils que nous avons déjà présentés (Amazon).

Amazon, le brevet de trop? Siècle digital

Or, dans un monde dirigé par des individus pétris de productivisme, ces outils numériques disséminés ça et là ne devraient pas tarder à mesurer et de contrôler la productivité des uns et des autres. Quant aux données récupérées à l’insu de votre plein gré, elles finiront aux mains des GAFAM, que ce soit sur sol suisse ou étranger.

https://usbeketrica.com/article/l-ue-cree-un-gigantesque-fichier-biometrique-un-point-de-non-retour-1

Et qui détient les GAFAM?

Le Conseil fédéral offre un privilège régalien de plus à la haute finance internationale. Le cas de Swiss Id. LHK

« Le journaliste Emmanuel Garessus s’inquiétait en 2016 du pouvoir gigantesque de ce quatuor qui règne sur la planète finance. Blackrock, Vanguard, Fidelity et State street détiendraient selon lui 18% de Apple et 17% de Microsoft. Et ce n’est pas tout. Ils détiennent via leur fonds de placement 19% de JP Morgan Chase, 17% de Bank of America, et 22% de Citigroup. Cet actionnariat horizontal serait, à juste titre, potentiellement destructeur de la concurrence au sein d’un secteur d’activité. » (Extrait du livre Dépossession)

Grâce à la privatisation de la création monétaire, des entités anonymes sont en passe d’acquérir une souveraineté sur les populations! (Voir la vidéo)

Nous avions alerté dans le livre Dépossession sur les risques que fait courir une corporatocratie qui ferait muter les populations en ressources humaines corvéables à souhait en échange d’un revenu universel (RBI). Un esclavage moderne d’un genre nouveau.

Il est temps de s’inquiéter et de s’informer du management de la population mené par le Conseil fédéral, et de la vision finale qu’il a de la Suisse et du rôle de  ses habitants… Ce n’est plus une option, mais un devoir!

Liliane Held-Khawam

Le Parlement débat sur l’e-ID (24heures)

Identité électronique Le Conseil national a adopté mercredi par 128 voix contre 48 un projet du Conseil fédéral pour établir une identité électronique reconnue par l’Etat.

Les Suisses doivent pouvoir s’identifier en sécurité sur Internet.

«Tout un chacun pourra s’enregistrer de manière fiable grâce à cette identité confirmée par l’État. Il n’y aura plus besoin d’un mot de passe différent pour chaque site, public ou privé», a résumé Philippe Bauer (PLR/NE) pour la commission.

L’Etat et des fournisseurs privés se partageront les tâches. La Confédération vérifiera et confirmera l’identité d’une personne. Les fournisseurs privés eux développeront et proposeront les supports technologiques nécessaires, comme les téléphones intelligents ou les cartes bancaires. Ils seront soumis à des contrôles réguliers par l’Etat.

L’Etat ne peut pas tout assumer

La gauche réclamait le renvoi du projet au Conseil fédéral. La proposition a été balayée par 131 voix contre 53. Pour elle, l’identification électronique devrait rester uniquement entre les mains de l’Etat, au même titre que la délivrance des passeports.

Elle ne devrait pouvoir être que partiellement déléguée à des privés au moyen d?un mandat de prestations. «On ne va pas chercher son passeport chez Zalando ou Google», a illustré Lisa Mazzone (Verts/GE).

«L’Etat est obligé de collaborer avec le secteur privé. Il ne peut pas s’adapter assez vite aux nouvelles technologies», lui a répondu Giovanni Merlini (PLR/TI).

Même si seul un conglomérat d’entreprises, SwissSign, s’est actuellement dit prêt à proposer les solutions technologiques nécessaires, une concurrence reste possible, a répondu Karin Keller-Sutter aux craintes de monopole. «Si l’Etat assumait tout, on serait aussi dans une situation de monopole», a souligné la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP).

«Universalité»

Contre l’avis du Conseil fédéral, le Conseil national a soutenu à la quasi unanimité une proposition de la commission demandant que les fournisseurs d’identité soient tenus d’établir l’e-ID de toutes les personnes qui remplissent les conditions fixées dans la loi. Les personnes peu familières du monde numérique, comme les personnes âgées, doivent avoir la possibilité de s’adresser au service de distribution des documents d’identité physique pour obtenir leur e-ID. Une partie des députés craignait une surcharge pour les communes. Les personnes handicapées ne doivent non plus être lésées, a estimé le National par 98 voix contre 83.

La majorité a tenu à ce que les titulaires d’une e-ID soient soumis à des droits et devoirs spécifiques. Les risques étant plus importants, les devoirs de précaution doivent être plus élevés. Le PBD et la gauche ont argumenté en vain que ces conditions ne valent pas pour des documents physiques.

Protection des données

La protection des données devra être respectée à tout moment, de la production à l’utilisation. Les données générées par l’utilisation de l’e-ID ne seront détruites qu’après six mois. «Il faut pouvoir conserver des preuves en cas de contestation», a souligné Karl Vogler (PDC/OW). Sibel Arslan (Verts/BS) exigeait la destruction immédiate des données.

Les députés ont aussi refusé d’imposer des normes supplémentaires aux fournisseurs d’identité. Une proposition visant à ajouter des dispositions relatives à la fixation des prix pour l’établissement d’une e-ID a été balayée par 130 voix contre 53. «La concurrence doit fonctionner», a affirmé Philippe Bauer.

L’objet passe au Conseil des Etats. (ats/nxp)

https://www.24heures.ch/suisse/parlement-debat-eid/story/26397024
Identité numérique

L’e-ID sera vérifiée et confirmée par la Confédération

| mise à jour

La loi sur les services d’identification électronique présentée par le Conseil fédéral clarifie le partage des rôles entre acteurs publics et privés. Seul l’Etat aura le pouvoir de vérifier l’e-ID d’un citoyen.

Selon la Confédération, des identifications électroniques reconnues par l’Etat sont nécessaires tant pour le développement du commerce en ligne que pour la cyberadministration. (Source:admin.ch)

Dans le cadre de la mise en place d’une identité numérique individuelle en Suisse, le Conseil fédéral veut que celle-ci soit reconnue par l’Etat. L’organe exécutif de la Confédération a ainsi présenté son projet de loi sur les services d’identification électronique (LSIE), qui établit que seul l’Etat peut vérifier et confirmer officiellement l’existence d’une personne et les éléments de son identité. Cette fonction sera assurée par un service spécifique, rattaché au Département fédéral de justice et police. Pour le Conseil fédéral, le rôle de l’Etat dans ce contexte vise notamment à garantir la sécurité des échanges virtuels et d’éviter que des personnes allèguent une fausse identité.

Concernant le développement des systèmes d’identification, le projet de loi s’inscrit dans un partage des rôles entre acteurs publics et privés. Le Conseil fédéral laisse en effet au secteur privé, «plus proche des utilisateurs et plus apte à suivre l’évolution des technologies du numérique», le soin de proposer des services d’e-ID. Ces services devront être soumis à une stricte procédure de reconnaissance et à des contrôles réguliers, par un organisme de reconnaissance sera rattaché au Département fédéral des finances.

Différentes offres d’identification électronique existent ou se développent, dont l’Apple-ID, la Google-ID ou OpenID. En Suisse, la Swiss ID est développée par SwissSign Group, une co-entreprise qui regroupe notamment La Poste, les CFF, Swisscom, Credit Suisse et UBS. Le Conseil fédéral estime qu’il est «difficile de dire quelles e-ID utilisées à l’heure actuelle existeront encore à moyen et à long terme à côté des e-ID reconnues.» Les prestataires de services en ligne auront le choix d’exiger ou non une e-ID reconnue par l’Etat.

https://www.ictjournal.ch/news/2018-06-04/le-id-sera-verifiee-et-confirmee-par-la-confederation

«La carte d’identité numérique pour la Suisse
arrive en 2019.» Swisscom

Un login unique et la possibilité de s’identifier électroniquement, voilà l’intérêt de l’e-ID, la «carte d’identité électronique». Un vaste consortium souhaite maintenant s’assurer qu’elle sera prête dès 2019. Swisscom joue elle aussi un rôle important dans cette vaste alliance. Le CDO Roger Wüthrich-Hasenböhler nous en dit plus sur le sujet.

Que dit-on au juste de l’e-ID dans la Silicon Valley?

Tout le monde en parle. En effet, nous sommes en avance sur d’autres pays, où l’Etat piétine encore. Et qui sait, peut-être pourra-t-on au final se connecter avec ce login aussi sur les grandes plateformes internationales. Et cela – comme je l’ai mentionné – grâce à une interface de Swisscom.

Quelles possibilités nous offre l’e-ID?

Cette identité numérique constitue une base essentielle pour simplifier de nombreux processus. Nous pouvons conclure un contrat plus vite et plus facilement pour chaque partie. Avec à la clé la possibilité d’activer rapidement des services. C’est un atout évident au regard des nouveautés qui vont arriver: Internet des objets, mobilité connectée, plateformes virtuelles et bien d’autres petites choses comme le contrôle de l’âge limite pour visionner un film. En d’autres termes, à quoi sert un service dans le cloud s’il faut d’abord signer le contrat avant utilisation et ensuite l’envoyer par voie postale?

https://www.swisscom.ch/fr/about/medien/actualites/responsable-digital-business-sur-e-id.html#T=f4dfbfc7-0251-4bb4-ac61-4f0cf83e0ef3&TS=tKaN5jyq3GhnWlCaC65EzmVzCD9cOrDZlwn2L3sBNz0

Les Etats doutent de l’identité électronique. TDG

Suisse – Le projet du Conseil fédéral adopté en mars par le National prévoit que l’Etat et des fournisseurs privés se partageront les tâches pour établir une identité électronique.

Les Suisses devraient pouvoir s’identifier en sécurité sur Internet. Le projet du Conseil fédéral pour établir une identité électronique reconnue par l’Etat ne devrait toutefois pas passer comme une lettre à la poste au Conseil des Etats.

La commission des affaires juridiques de la Chambre des cantons a failli le renvoyer au gouvernement. Elle a rejeté par 5 voix contre 4 et 3 abstentions une proposition en ce sens qui demandait que l’établissement d’une identité électronique soit défini comme étant une tâche publique devant être déléguée à des concessionnaires au moyen d’un mandat de prestations, ont indiqué mercredi les services du Parlement.

Le projet adopté en mars par le National prévoit que l’Etat et des fournisseurs privés se partageront les tâches. La Confédération vérifiera et confirmera l’identité d’une personne. Les fournisseurs privés, eux, développeront et proposeront les supports technologiques nécessaires, comme les téléphones intelligents ou les cartes bancaires. Ils seront soumis à des contrôles réguliers par l’Etat. (ats/nxp)

https://www.tdg.ch/suisse/etats-doutent-identite-electronique/story/10686792
Liliane HeldKhawam
Bienvenue sur le blog personnel de Liliane Held-Khawam! Vous trouverez ici plusieurs publications parues dans la presse ou dans des revues spécialisées. Liliane Held-Khawam est née à Héliopolis (Egypte) et a vécu au Liban, en France, Suisse, Etats-Unis.

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