Monday , August 17 2026
Home / Liliane Held-Khawam Mania / Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!

Summary:
Les interactions financières, technologiques, économiques dans un monde globalisé où le Territoire national et le Droit y relatif ont été dissouts présentent un défi insurmontables de notre point de vue pour oser prétendre à une souveraineté numérique quelconque… A tout cela s’ajoutent, depuis plus de 2 décennies, la captation, le transfert, et la vente des données personnelles couverts par des accords laxistes… Le résultat est une reconnaissance vocale et faciale imposée à tout un chacun hors de tout consentement des sujets devenus objets à surveiller. Un peu tard pour prétendre à une quelconque souveraineté qui laisserait imaginer que le citoyen aurait encore un quelconque pouvoir sur la destinée de sa vie numérique pour ne pas dire de sa vie tout court.

Topics:
Liliane HeldKhawam considers the following as important:

This could be interesting, too:

Liliane HeldKhawam writes La stratégie vaccinale à l’ARNm avance inexorablement alors que l’opinion publique est focalisée sur Anthony Fauci, un fusible de 85 ans

Liliane HeldKhawam writes CLIMAT – Modèle climatique incomplet. Les activités solaires doivent faire partie de l’équation

Liliane HeldKhawam writes Quels liens entre tempêtes solaires et tremblement de terre? Et HAARP alors? Quelques éléments de réponses…

Liliane HeldKhawam writes Transformer la TERRE en vaisseau spatial, le projet des milliardaires de la FinTech!

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!
Les interactions financières, technologiques, économiques dans un monde globalisé où le Territoire national et le Droit y relatif ont été dissouts présentent un défi insurmontables de notre point de vue pour oser prétendre à une souveraineté numérique quelconque… A tout cela s’ajoutent, depuis plus de 2 décennies, la captation, le transfert, et la vente des données personnelles couverts par des accords laxistes… Le résultat est une reconnaissance vocale et faciale imposée à tout un chacun hors de tout consentement des sujets devenus objets à surveiller. Un peu tard pour prétendre à une quelconque souveraineté qui laisserait imaginer que le citoyen aurait encore un quelconque pouvoir sur la destinée de sa vie numérique pour ne pas dire de sa vie tout court. Image Souveraineté numérique. Illustration originale. — © Kathrin Federer pour Le Temps

Les médias nous expliquent que certains managers français font trembler la Silicon Valley. Dans cet article, nous verrons que non seulement la Silicon Valley ne tremble pas, mais ce sont des entreprises américaines de la Silicon Valley qui équipent les machines numériques installées dans les Data centers français. De même, ces entreprises du numérique dites françaises travaillent main dans la main avec les financeurs US. Leur destin, et notamment celui de leur endettement, est soumis aux agences de notation. Enfin, dans ce monde qui a concentré les liquidités de la planète entre les quelques mains, nous verrons que Blackrock occupe une place de choix dans la vie du numérique « souverain » français.

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!
« Cet entrepreneur français, peu connu du grand public, avait face à lui un homme qui détonne dans la Silicon Valley : un docteur en philosophie, formé à l’école de Francfort et ancien élève de Jürgen Habermas, Alex Karp. L’iconique boss de Palantir a su charmer de grandes entreprises européennes comme Airbus, BMW ou Engie, mais aussi l’État français dans la foulée des attentats de 2015″. Le Point

Nous allons voir dans cette publication les différentes composantes de l’impossibilité de la chose dans une structure gouvernementale mondiale globalisée, gangrénée par les Partenariats Publics Privés et autre création monétaire privée sous contrôle hégémonique des institutions bancaires et financières américaines.. Promettre une souveraineté est une imposture aussi longtemps que n’auront pas été remis en question: l’aspect juridique des unions douanières, la présence de capitaux américains et asiatiques dans le capital des sociétés des pays prônant la souveraineté, la présence de puissants créanciers anglo-saxons dotés de pouvoir de vie et de mort sur TOUTES les entreprises locales, la présence de puissants réseaux de fellowships atlantistes au sein de la classe dirigeant aussi bien les entités numériques que le secteur gouvernemental, etc.

Promettre une souveraineté numérique en 2026 est au mieux une erreur conceptuelle et au pire un gros mensonge politique manipulatoire visant à induire les gens en erreur pour tenter de les amadouer. Par conséquent, selon notre compréhension de la situation, le titre de la vidéo en annexe, la France lâche Palantir pour protéger ses secrets, est faux!

Le gouvernement français motive sa volonté d’indépendance technologique suite à la décision du gouvernement américain de contraindre, à la mi-juin, Anthropic à suspendre l’accès mondial aux modèles Claude Fable 5 et Mythos 5 pour des raisons de sécurité nationale. Pourtant, le Communiqué suisse ci-dessous et daté de novembre 2025 démontre que cette com française de juin 2026 sur la souveraineté numérique était depuis un bon moment dans les cartons de la Suisse et certainement de l’UE…

Il fallait un prétexte.

Le Premier ministre français promet un numérique français souverain

Débloquant quelques centaines de millions d’euros, le Premier ministre français a eu cette phrase, au sujet de la stratégie française en matière d’Intelligence artificielle: « Nous pouvons subir cette révolution. Ou nous pouvons la conduire. » Cela revient à dire que le gouvernement français va dicter à des entreprises franco-françaises la stratégie qu’elles doivent suivre afin de répondre aux exigences d’une indépendance technologique de la France face aux géants américains.

Cela signifie une indépendance en matière d’infrastructure, libre de tout logiciel espion, de savoir-faire -soigneusement transmis depuis des décennies-, une indépendance en matière de capitaux qui seraient français, une indépendance du management dont le background et les intérêts personnels seraient français, etc. Mais par-dessus tout, cela revient à dire aux américains que la France s’oppose au transfert des données personnelles à but commercial vers les Etats-Unis et aussi qu’elle s’oppose à l’extraterritorialité du droit américain dont la portée s’arrêterait aux portes de l’Hexagone. En a-t-elle les moyens?

Même si politiques et médias grand public vantent la stratégie qui mettrait en place la souveraineté numérique de la France, le patron de ChapsVision parle plutôt de celle de l’Europe! Or, même européenne, nous verrons ici qu’il ne saurait être réaliste d’envisager une quelconque souveraineté numérique.

Bref, inutile de dire que les leaders de la Bigtech du pays de l’Oncle Sam ne peuvent croire à pareille stratégie! La globalisation est déjà passée par là, et elle fut précédée par la Dépossession des capitaux ET des processus et des outils de production. Où sont les puces et les microprocesseurs français ou même européens?

Un exemple ultime qui résume le scepticisme de cet article. France identité met en place la centralisation de l’ensemble des pièces d’identités dans un portefeuille numérique sur votre… téléphone portable. Qu’y a-t-il de français dans cet appareil?

Remplacer l’américain Palantir par le français ChapsVision

« La DGSI abandonne le géant américain Palantir au profit d’une solution 100% française ». L’annonce du Premier ministre a fait grand bruit en France et ailleurs. Dans un battage médiatique intense, on nous a expliqué que la France avait remplacé son partenaire américain par ChapsVision, et ce pour des raisons de souveraineté numérique. L’effet médiatique était garanti. Le public qui en a encore la force a applaudi! https://www.bfmtv.com/tech/actualites/video-la-dgsi-abandonne-le-geant-americain-palantir-au-profit-d-une-solution-100-francaise_VN-202606160751.html

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!

Bon, la chose n’aura pas lieu demain matin. Le contrat entre la DGSI et Palantir courait effectivement jusqu’en 2028, mais la France a annoncé son remplacement par l’éditeur français ChapsVision. Bien que le partenariat soit en cours d’arrêt, la transition et le désengagement des outils américains s’étaleront sur plusieurs années pour garantir la continuité des opérations.

Et Matignon d’admettre qu' »une phase de formation des agents et de préparation au déploiement de la [nouvelle] solution est nécessaire ». Et le cabinet du Premier ministre de poursuivre qu’“Au regard des enjeux opérationnels, cette phase devrait courir sur plus d’une année”. L’éviction de nos amis américains n’est donc pas pour demain.https://www.politico.eu/article/la-dgsi-va-remplacer-palantir-par-chapsvision-annonce-sebastien-lecornu/

Résumons. Le contrat avec l’américain se poursuivra jusqu’en 2028 même si un nouveau démarre avec ChapsVision qui n’est pas prêt à reprendre la main tout de suite. Autrement dit, il faudra payer 2 partenaires jusqu’en 2028 au plus tôt! Il faut mettre de l’argent supplémentaire sur la table, d’où les 655 millions d’euros supplémentaires annoncés?

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!
À la veille de l’ouverture du salon VivaTech à Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un investissement supplémentaire de 655 millions d’euros dans l’intelligence artificielle. Au-delà du soutien à la recherche et aux infrastructures, le gouvernement entend faire de l’IA un levier de modernisation de l’État tout en renforçant l’indépendance technologique de la France face aux géants américains. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/ia-la-france-debloque-655-millions-deuros-pour-accelerer-sa-souverainete-numerique

Le mot souveraineté est I-N-C-O-M-P-A-T-I-B-L-E avec la globalisation

De l’impossible souveraineté nationale en France et ailleurs.- A l’heure de la globalisation et de la corporatisation, la souveraineté ne veut plus rien dire. Il ne peut y avoir de souveraineté quand on a signé ne serait-ce qu’un seul des Accords internationaux actuellement en vigueur. Prenez le cas de celui du Marché unique signé en 1993 et qui assure  » la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux – les « quatre libertés » – dans tous les États membres de l’UE. » Or, pour ce faire, ce Marché unique désigne un espace sans frontières intérieures. De facto, lorsque l’on signe ce genre d’accord qui inclut les 4 libertés, il ne peut plus y avoir de souveraineté. C’est une impossibilité!

La souveraineté est le pouvoir suprême et exclusif détenu par un État ou une nation, lui garantissant une indépendance totale sur son territoire (souveraineté interne) et une liberté d’action sur la scène internationale. Elle s’exerce aujourd’hui à travers deux grands principes démocratiques : la souveraineté nationale (la Nation) et la souveraineté populaire (le peuple).
Définition de la souveraineté, Larousse

La notion de territoire national au sens compris par nos Constitutions est essentielle quand nous préconisons une souveraineté. Et quand celui-ci tombe, la souveraineté nationale tombe automatiquement avec. Dans ce contexte, tout usage du mot souveraineté devient abusif. On ne peut se targuer politiquement de quelque chose qui n’existe pas. Par conséquent, au-delà du discours politique, une souveraineté numérique est impossible à mettre en place dans un Etat qui ne dispose plus de son territoire national.

La Suisse par exemple ne peut être considérée comme souveraine à l’heure actuelle

En 2013, nous prévenions le public du danger d’une dérive de voir l’Etat autrefois démocratique devenir une Société Anonyme (SA) antidémocratique par définition: « Bref, la gouvernance de la Suisse contourne depuis plus de 20 ans ce qui reste de démocratie directe à une double fin. Satisfaire toujours plus l’UE, les US et les transnationales globalisées qui bénéficient du monde entier comme territoire d’une part. D’autre part, travailler à recenser et localiser les citoyens (personnes physiques) suisses mais aussi français et américains. Ceux-ci pourraient devenir autant de centre de coûts/bénéfices d’un futur Etat-commercial. La Suisse SA…«  .La démocratie suisse à l’épreuve de la mondialisation.

La Constitution qui garantit la souveraineté garantit aussi la protection de la sphère privée en Suisse par son art.13:

« 1 Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et des relations qu’elle établit par la poste et les télécommunications.

2 Toute personne a le droit d’être protégée contre l’emploi abusif des données qui la concernent.« 

Nous avons à différentes reprises dénoncer la violation de l’art.13 de la Constitution. La reconnaissance faciale et vocale s’est développée grâce à la captation massive de données personnelles SANS autorisation des sujets concernés. Or,les populations du monde ont été mises devant le fait accompli par les entreprises du numérique avec l’approbation tacite des dirigeants politiques! La Suisse, une SA en devenir…

Et malgré une silencieuse inscription de la Suisse au Registre du Commerce Belge en 2014, le Conseil fédéral annonce lui aussi la mise en place d’une souveraineté numérique!

La Confédération Suisse inscrite en tant qu’entité commerciale au Registre du Commerce belge.

Il s’agit du même Conseil fédéral qui en 2022 avait mis de côté les entreprises suisses pour signer avec des américains et un chinois des contrats pour des services de cloud!

De l’impossibilité d’une souveraineté numérique à cause de la libre circulation de l’information et des données.

En 2011, c’est Pierre Bellanger, le président de Skyrock, qui avait tenté de définir la souveraineté numérique en indiquant dans un entretien accordé à la revue Le Débat, puis dans une tribune parue dans Les Échos, que « (…) la souveraineté numérique est la maîtrise de notre présent et de notre destin tels qu’ils se manifestent et s’orientent par l’usage des technologies et des réseaux informatiques » Au minimum, la définition manque de clarté… La définition de l’Université de Genève est bien plus intéressante:

La souveraineté numérique est la capacité pour un État, une institution ou une entreprise de maîtriser ses propres technologies (infrastructures, données, logiciels) et de décider de façon autonome de ses usages digitaux, sans subir de dépendance excessive envers des puissances étrangères ou des géants technologiques

https://www.unige.ch/lejournal/analyse/printemps-2025/souverainete-numerique

Les industries des Technologies de l’Information et des Communications sont aux mains des milliardaires de la BigTech,et éventuellement de certaines agences indépendantes américaines. Hors de ce périmètre privé, aucun pays ne peut se targuer à l’heure actuelle d’une souveraineté nationale. Quant à la collecte des données qu’elles génèrent et à leur traitement, cela fait belle lurette que leur libre circulation constitue une 5ème L pour 5ème liberté de circulation que les unions douanières telle que l’UE ont oublié d’annoncer.

Nous avions dénoncé dès 2013 le Safe Harbor qui admettait le transfert et la commercialisation de nos données vers les US. Safe Harbor: Un accord qui met en difficulté la protection des données personnelles est invalidé par la CJUE2015

Un nouvel Accord a été signé en 2024 entre la Suisse et les Etats-Unis et après 20 ans d’abus en tous genres, on nous promet un meilleur encadrement du transfert et de l’usage fait de nos données personnelles.

Bref, nos données personnelles circulent depuis des décennies dans le monde du business. Venir nous parler aujourd’hui d’une supposée souveraineté numérique relève de l’abus intellectuel!

L’extraterritorialité du Droit américain empêche de facto n’importe quel pays de se targuer de souveraineté

Quant à la belle idée de tenir tête à l’empire anglo-saxon de la Tech avec le RGPD qui contrerait le Cloud Act US, il suffit de rappeler l’extraterritorialité de la législation américaine qui balaierait sévèrement toute entité internationale qui voudrait s’y opposer. Aucun des acteurs que nous verrons ci-dessous n’osera prendre le risque de tenir tête au Léviathan qui a ficelé son projet de conquête de la planète. Et là, je ne pense pas aux Etats-Unis en tant qu’Etat public, mais aux acteurs qui ont construit un immense réseau d’interdépendances planétaires assis sur la création privée de sa monnaie, le dollar, et de toute la législation qui s’étire grâce à lui à travers le monde.

Rappel: L’empire américain impose ses lois au monde. https://lilianeheldkhawam.com/2016/03/19/lempire-americain-impose-ses-lois-au-monde-jean-michel-quatrepoint/

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!
L’extraterritorialité du droit et du fisc américains est une réalité potentiellement amère pour la concurrence étrangère
Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!

ETUDE DU CAS CHAPSVISION

Le management de ChapsVision, très proche des américains- Exemples

Olivier Dellenbach, l’homme fort de ChapsVision

Selon les médias français, l’homme qui fait « trembler » la Silicon Valley est français. Il s’appelle Olivier Dellenbach, et vient de « réussir l’impensable, à savoir déloger l’américain Palantir de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et rendre une partie de leur souveraineté aux services de contre-espionnage et d’antiterrorisme français.

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/olivier-dellenbach-ce-francais-qui-fait-trembler-la-silicon-valley-3DDNIOD2AZFSZL6S5D7MGIHVQQ/?at_variante=Community%20Management&at_creation=Linkedin&at_campaign=Page%20Linkedin%20Le%20Point&at_medium=Social%20Management

Evidemment, nous ne demandons qu’à croire le journal:

« Analyse de données, classement de profils de suspects, recommandations d’actions : ce seront bientôt des algorithmes français qui assisteront les super-flics en traitant les informations les plus sensibles de l’État, des bases de données policières et judiciaires aux profils fiscaux en passant par les fiches de renseignement fournies par nos alliés, parsemées d’historiques de navigation sur Internet ou de comptes rendus de filatures. »

La France de M Dupont est en train de reprendre en main ses gigantesques données numériques produites H24. En gros, on nous fait croire que M Dupont ne sera plus fliqué jour et nuit par ses cousins américains, mais par de véritables français amoureux du Général de Gaulle, de Piaff, de Camembert et de Beaujolais nouveau.

Mais voilà que, simultanément à ce marketing, circule un deuxième flux de com qui vante une souveraineté numérique européenne. Alors de quoi parle-t-on? de souveraineté numérique d’un Etat-Nation ou d’un bloc commercial européen? Plutôt de la 2ème option.

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!
« … cette société fondée par l’entrepreneur Olivier Dellenbach de collecte et d’analyse de données sensibles se veut être une solution entièrement construite pour les infrastructures européennes. »

Olivier Dellenbach, le fondateur de ChapsVision, ancien partenaire de Blackrock

Il est particulièrement intéressant d’étudier le parcours professionnel d’une personne qui est supposée faire « trembler » l’Amérique de la BigTech et ses financeurs de Wall Street, n’est-ce pas? Alors, nous avons mené une brève enquête. Avant de fonder ChapsVision en 2019, Olivier Dellenbach développe en 1987 NAT Systèmes, en 1999 il fonde la société eFront.

  • NAT Systèmes: 1987-1999: Olivier Dellenbach a co-fondé et dirigé sa première société de logiciels NAT Systèmes en 1987, qu’il a revendue au Canadien Cognicase en 1998. (corporate.coheris.com)
  • eFront: 1999-2019: En 1999, Olivier Dellenbach fonde eFront, un éditeur de logiciels spécialisé dans la gestion de portefeuilles d’investissements non-côtés (Private Equity et Venture Capital). Quand Olivier Dellenbach vend eFront en 2019, l’entreprise est leader mondial dans son secteur, avec au moment de sa cession, plus de 850 collaborateurs, 800 clients, une présence dans plus de 30 pays à travers une vingtaine de bureaux et un revenu mondial supérieur à 130 millions d’euros. (corporate.coheris.com)

Olivier Dellenbach vend eFront à Blackrock en avril 2019 pour un montant supérieur à 1,5 milliards de dollars.

corporate.coheris.com
  • ChapsVision 2019- aujourd’hui « Mi 2019, Olivier Dellenbach crée ChapsVision avec comme objectif d’en faire rapidement un éditeur très important dans le monde de la Data, par croissance organique et par des acquisitions ciblées dans les domaines du Customer Engagement et du Commerce Unifié.

Qui est le franco-italien Silvano Sansoni, Directeur général de ChapsVision?

Silvano Sansoni est un Young Leaders de la French-American Foundation, comme le Président Emmanuel Macron; Silvano Sansoni est un haut dirigeant du secteur technologique et un ancien directeur général d’IBM France, qui a également été promu comme l’une des personnalités du programme Young Leaders de la French-American Foundation. Son lien avec Emmanuel Macron s’inscrit dans la sphère de l’influence économique, ces Young Leaders formant un réseau influent souvent proche des sphères politiques

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!
Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!

Silvano Sansoni fait une carrière de près de 20 ans chez le géant américain IBM!

Silvano Sansoni commence sa vie professionnelle en tant que Conseiller junior auprès du Premier ministre italien (Public Affairs) et à l’UNESCO. A l’issue de ces 3 années, il rejoint l’américain IBM. Comme on voit ici sur l’extrait de son Linkedin, c’est un familier, précurseur et promoteur de longue date du e-Government, soit l’administration publique numérique, sous bannière américaine. En effet, sa carrière s’est faite essentiellement chez IBM. Un parcours de très longue durée et au top niveau chez le géant bleu, aussi bien en France que dans le monde. Une sacrée carte de visite très proche de la BigTech de la Silicon Valley que l’équipe de ChapsVision est supposée faire trembler…

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!

La mission européiste de Silvano Sansoni en tant que DG de ChapsVision?

En tant que Directeur Général Groupe, la mission de Silvano Sansoni consiste à accélérer la croissance, structurer l’entreprise pour la suite de son développement en Europe et à l’international, et positionner ChapsVision comme un leader global de la Data et de l’IA aux racines européennes.

Reconnu pour ses plateformes technologiques avancées appuyant les prises de décision éclairées, et pour son expertise métier, ChapsVision poursuit sa stratégie de croissance en Europe et au niveau mondial via des objectifs de croissance organique et d’acquisitions ciblées.

Son objectif : faire émerger un groupe résolument européen capable de rivaliser avec les géants internationaux.

https://www.chapsvision.com/fr/press-release/chapsvision-nomme-silvano-sansoni-au-poste-de-directeur-general-groupe/

Le groupe prépare également une accélération de son développement en Amérique du Nord, au Moyen Orient et en Asie, avec en ligne de mire – à terme – une introduction en Bourse pour soutenir cette dynamique de croissance. L’arrivée de Silvano Sansoni au sein de ChapsVision s’articulera autour de quatre grandes priorités :

  • Définir et mettre en œuvre la stratégie de croissance à l’international ;
  • Accélérer le développement du portefeuille produits et service autour de la Data et l’IA agentique ;
  • Renforcer les partenariats stratégiques avec l’écosystème Européen et mondial ;
  • Organiser le passage à l’échelle du groupe pour soutenir une performance durable et rentable

On a beau chercher une quelconque quête de souveraineté française en matière numérique, on n’en trouve point. Cela est normal dans un monde globalisé, tenu par les financiers anglosaxons, à la tête desquels se trouvent Blackrock!

Qui est Jean-David Levitte, le Président du Comité d’éthique de ChapsVision?

ChapsVision est doté d’un comité d’éthique indépendant chapeauté par Jean-David Levitte. Selon Wikipédia, Jean-David Levitte a fait toute sa carrière dans la diplomatie française. Il a été conseiller diplomatique et sherpa de deux présidents de la République : Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Il a à son actif le réchauffement des relations entre Jacques Chirac et le président américain George W. Bush. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 2007 et membre du comité de parrainage du Collège des Bernardins.

Jean-David Levitte s’est ensuite reconverti dans les affaires, monnayant son influence et son carnet d’adresse à travers l’entreprise « JDL Conseil », suscitant l’indignation de certains médias. Il a également été nommé conseiller spécial par Rock Creek Global Advisors, une société de conseil fondée par Joshua Bolten, ancien directeur de cabinet du président George W. Bush et également ancien employé de la banque Goldman Sachs. Il est également associé du cabinet d’influence ESL & Network depuis 2015, intégré à l’ADIT en 2020.

Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!
Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!
À l’occasion de l’élection présidentielle de 2017, il fait partie des 60 diplomates qui apportent leur soutien à Emmanuel Macron.

Le transfert de eFront par Olivier Dellenbach à Blackrock est plus qu’une simple vente d’entreprise

Au 31 mars 2019, Blackrock gérait alors environ 6 520 milliards de dollars d’actifs pour le compte d’investisseurs du monde entier. C’est à cette période, le 10 mai 2019 plus précisément, que grâce à Olivier Dellenbach, BlackRock, Inc.a finalisé l’acquisition d’eFront, leader mondial des solutions et logiciels de gestion d’investissements alternatifs. Et cela ne semble pas consister en un simple investissement. eFront va permettre à Aladdin, le superordinateur de Blackrock, d’asseoir si bien sa technologie que Blackrock pourra imposer ses propres normes en matière de technologies de gestion des investissements et des risques!

L’intégration d’eFront à Aladdin établira une nouvelle norme en matière de technologies de gestion des investissements et des risques, élargissant considérablement les capacités d’Aladdin dans le domaine des investissements alternatifs et offrant à ses clients une solution technologique complète pour la gestion de portefeuille.

Communiqué de Blackrock au sujet de l’achat de eFront.com – News